disparition

Le dessinateur et scénariste de BD belge, Benoît Sokal, est décédé à l'âge de 66 ans vendredi 28 mai ont annoncé les éditions Casterman. 

Benoît Sokal, né le 28 juin 1954, a écrit une trentaine de bandes dessinées, dont son plus grand succès a été Canardo, Prix Polar de la meilleur série 2012 en 2012 pour le tome 20. Sa série de 25 albums fut publiée pendant quatre décennie, de 1981 à 2018, chez Casterman.

Après avoir étudié la bande dessinée à l’Institut Saint-Luc aux côtés de son ami François Schuiten (auteur de la série de bande dessinée fantastique Les Cités obscures), Benoît Sokal s'exerce au dessin et publie ses premières histoires courtes dans la revue de son école, Le 9e Rêve. En 1978, il contribue à l’aventure de la revue A Suivre, dès le premier numéro avec une fable intitulée Vie et mœurs du colibri géant. En parallèle, il publie chez Casterman sa premier bande dessinée, Les Enquêtes de l’inspecteur Canardo

De la bande dessinée au jeu vidéo

Après avoir publié plusieurs tomes de l'inspecteur Canardo et Le Vieil homme qui n'écrivait plus, Benoît Sokal change de dimension. Il œuvre pour le jeu vidéo et lance à la veille de l'an 2000 L’Amerzone : Le Testament de l’Explorateur, avec l'éditeur de jeux vidéo Microids. Le projet connaît un succès critique à travers le monde, avec plus d'un million d'exemplaires vendus. Le dessinateur de bande dessinée devient l’un des premiers du 9e art à concevoir, implémenter et superviser la production entière d’un jeu vidéo. Deux ans plus tard, il crée son deuxième jeu vidéo Syberia. Il est même consacré Personnalité de l’année au Phenix Awards of Video Games 2002. On lui doit la saga Syberia (3 jeux, entre 2002 et 2017), puis Paradise (2006) et L’Ile noyée (2007).

Jamais bien loin de la bande dessinée, Benoît Sokal y retourne, en 2010 avec la trilogie Kraa, une fresque d’aventures (toujours chez Casterman). Il travaille également avec son ami de longue date François Schuiten sur l’univers d’Aquarica (Rue de Sèvres), destiné, à terme, à devenir un long métrage. "Dans les années 1990, je pensais que la BD évoluerait naturellement vers le jeu vidéo et que Dargaud, Casterman et consorts allaient devenir Ubisoft". expliquait le dessinateur à Livres Hebdo en 2019.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs dizaines de personnes ont rendu hommage au dessinateur. C'est le cas notamment de Benoit Peeters, président de la commission de l'écrit de la Scam, qui a rendu un hommage à "son ami" et à "un homme très drôle, volontiers provocateur et extrêmement attachant."


D'autres ont apporté leur soutien avec des dessins. 


 

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