Jeunesse

Suite à la condamnation le 28 mai pour pédopornographie de l'auteur Jérôme Noirez, son éditeur, Gulf Stream rappelle les quatre ouvrages parus et toujours disponibles. "Nous annonçons officiellement par ce communiqué, et en accord avec notre diffuseur Volumen, l’arrêt de commercialisation de tous les titres de Jérôme Noirez publiés au catalogue de Gulf Stream éditeur" annonce la maison nantaise spécialisée dans les livres pour enfants.

"Nous apprenons avec consternation [sa] condamnation. Les chefs d’accusation sont graves, explique le communiqué envoyé lundi 30 mai. Certains sujets ne peuvent être traités avec nuance, et notre engagement auprès des jeunes lecteurs ne saurait s’accorder avec une position en demi-mesure."

L'auteur de fantasy pour les adultes et pour la jeunesse (également publié chez Flammarion et J’ai Lu), et musicologue, a reconnu les faits mais peut encore faire appel de la décision du tribunal correctionnel.

"Nous ne l’accusons pas. Mais nous sommes un éditeur jeunesse et nous ne pouvons pas l’envoyer en dédicace ou dans les classes car le tribunal lui interdit d’être en contact avec les enfants, commente Bérénice Hupel, directrice générale de Gulf Stream. Des enseignants et des documentalistes nous ont déjà écrit à ce sujet".

L’arrêt de commercialisation porte sur les quatre titres encore disponibles au catalogue Gulf Stream: Desolation road, Fleur de dragon et L’empire invisible en poche ("GDE poche") et Brainless dans la collection "Electrogène" pour les ados, lancée en mai 2015. 

Commentaires (3)

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lolacobain

il y a 4 ans à 10 h 09

Les professeurs documentalistes sont également des enseignants !


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Françoise

il y a 4 ans à 11 h 39

La pédopornographie est condamnable et en l'occurrence est condamnée mais les ouvrages destinés à la jeunesse n'ont fait l'objet d'aucune mise à l'index lors de leur parution. Pourquoi donc les retirer au seul argument qu'on ne pourra pas envoyer l'auteur en dédicace ou dans les classes. Les ouvrages circulent en dehors des séances de dédicace et sans le présence de l'auteur.


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Véronique

il y a 4 ans à 14 h 42

Vous avez entièrement raison, mais n'oublions pas que les professeurs sont les mieux placés pour savoir que les enfants de lisent pas (sans attendre les récentes enquêtes publiées dans LH). On peut donc jouer le jeu d'acheter n'importe quoi, et pour les éditeurs, apparemment, d'éditer n'importe quoi, ce n'est pas grave, les enfants ne le liront pas.


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