Jean-Philippe Rossignol reçoit la bourse Cioran 2014 | Livres Hebdo

Par Anne-Laure Walter, le 07.07.2014 à 19h40 Aides

Jean-Philippe Rossignol reçoit la bourse Cioran 2014

Jean-Philippe Rossignol au CNL le 7 juillet 2014 - Photo ANNE-LAURE WALTER / LH

L'auteur de Vie électrique reçoit la quatorzième bourse Cioran pour son projet d’essai sur l’écrivain italien Elio Vittorini, qui représente dans la culture italienne la figure de l’intellectuel engagé.

Lundi 7 juillet, Jean-Philippe Rossignol, éditeur et auteur de Vie électrique (Gallimard, 2011), a reçu au Centre national du livre, la quatorzième bourse Cioran pour son projet d’essai sur l’écrivain italien Elio Vittorini, qui représente dans la culture italienne la figure de l’intellectuel engagé.

Né en 1908 en Sicile, Elio Vittorini s'instruit seul et devient en 1929 correcteur d'imprimerie, tout en faisant ses débuts d'homme de lettres dans la revue Solaria qui regroupe des auteurs antifascistes. Il publie articles, nouvelles et traductions de romanciers anglo-saxons, mais c'est le livre publié par fragments de 1936 à 1938, Conversation en Sicile, qui le fera connaître du grand public en 1941.

Premier rédacteur en chef du quotidien communiste L’Unita, il dirige pendant deux ans la revue Politechnico puis, en collaboration avec Italo Calvino, la revue littéraire Menabo. Il a été aussi directeur de collection aux éditions Mondadori et aux éditions Einaudi, tout en écrivant de nombreux ouvrages.

La plupart de ses livres ont été traduits par Michel Arnaud et ont été publiés chez Gallimard : Les Hommes et les autres (1947 réédité en 2007 dans la collection "L'imaginaire"), Conversation en Sicile (1948), L'Oeillet rouge (1950), Le Simplon fait un clin d'oeil au Fréjus (1950), Erica suivi de La Garibaldienne et Des Filles de Joies (1951), Les femmes de Messine (1967).

Décernée à un projet d'essai, et créée en 2000 grâce au legs de Simone Boué des droits patrimoniaux de l'écrivain Emil Cioran dont elle fut l'héritière et la compagne, la bourse Cioran est dotée de 12 000 euros remis par le Centre national du livre, gestionnaire du legs.

Le jury, composé de Vincent Monadé, Président du Centre national du livre, des écrivains Cécile Guilbert et Claude Arnaud, anciens lauréats, et de Verena von der Heyden-Rynsch, traductrice en allemand et spécialiste de l’oeuvre de Cioran, a salué un projet ambitieux, dans sa volonté de faire redécouvrir l’oeuvre de Vittorini et "son influence sur la littérature italienne contemporaine, de Calasso à Del Guidice, de Scarpa à Veronesi ".

Les derniers lauréats de la bourse sont Mathieu Terence (en 2012) pour son projet d’essai sur " L’esprit du dandysme ", Linda Lê et Philippe Bordas. Il n'y a pas eu de lauréat l'an passé, aucun projet n'ayant séduit le jury.
close

S’abonner à #La Lettre