La "Banned Books Week" célèbre les livres censurés | Livres Hebdo

Par Léopoldine Leblanc, le 26.09.2017 à 19h38 (mis à jour le 26.09.2017 à 20h00) Etats-Unis

La "Banned Books Week" célèbre les livres censurés

La Banned Books Week vient de débuter aux Etats-Unis le 24 septembre. Pendant une semaine, les bibliothécaires et libraires américains organisent des événements pour dénoncer la censure et revendiquer la lecture de challenged books, des livres mis au défi.

Du 24 au 30 septembre, les bibliothèques et librairies américaines de 16 Etats dénoncent la censure à travers des rencontres, expositions et débats dans leurs locaux et sur les réseaux sociaux. Cette semaine de célébration des livres censurés ou suceptibles de l’être s’adresse aux écoles, bibliothèques et librairies pour lever les obstacles de diffusion et les plaintes auxquels certains livres sont confrontés.

Fondée en 1982 et portée par l’Association des bibliothèques d’Amérique – American Library Association (ALA) –, la Banned Books Week vise notamment à encourager la lecture de "challenged books", autrement dit des ouvrages mis au défi par une potentielle censure aux Etats-Unis. En 2016, l’ALA déplore 323 livres susceptibles d’être frappés de censure pour des raisons comme la présence de personnages LGBT ou de propos ou images sexuellement explicites.



Pour l’année 2016, les 5 premiers livres de la liste des "challenged books" sont les suivants:
  • Cet été-là, de Mariko Tamaki, illustré par Jillian Tamaki (Rue de Sèvres, 2014), Eisner award 2015 du meilleur album.
  • En scène, de Raina Telgemeier, (Akileos, 2013)
  • George, premier roman d’Alex Gino (Ecole des loisirs, 2017)
  • I am Jazz, de Jessica Herthel, illustré par Shelagh McNicholas (Dial Books, 2014). Non traduit en France.
  • Two boys kissing, de David Levithan (Knopf Doubleday, 2013). Non traduit en France. Certains ouvrages de l’auteur sont disponibles chez Gallimard-Jeunesse.
Ce sont les parents qui sont à l'initiative de cette censure, dans 42% des cas, loin devant le gouvernement ou les groupes politiques et religieux.
   
close

S’abonner à #La Lettre