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La Procure veut fermer son site logistique de Chantilly

François Maillot - Photo PHOTO OLIVIER DION

La Procure veut fermer son site logistique de Chantilly

Le projet de la direction de La Procure d’externaliser ses activités logistiques et de fermer son site de Chantilly suscite la colère des 17 salariés qui doivent être licenciés fin juin.

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Par Clarisse Normand,
Créé le 09.04.2015 à 16h19,
Mis à jour le 09.04.2015 à 17h00

Une manifestation est prévue samedi 11 avril devant la grande librairie parisienne La Procure (rue de Mézières, 6e). Après une journée de grève le 1er avril, les 17 salariés de l’entreprise qui travaillent à Chantilly et qui doivent faire l’objet d’un licenciement effectif au 30 juin entendent manifester publiquement leur mécontentement concernant les mesures du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui leur ont été proposées.

Ce plan s’inscrit dans le cadre du projet de fermeture du site logistique qui gère les flux de la VPC, d’Internet et des huit librairies La Procure, à savoir les magasins parisiens ainsi que ceux de Versailles et de Lyon. Un ensemble qui a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de 16,2 millions d’euros dont 14 millions dans le livre.

Selon François Maillot, directeur général de l’entreprise, le projet de restructuration vise à assainir la situation économique et financière de La Procure. «Nous devons faire face à des pertes d’exploitation depuis quatre ans, argumente-t-il. Face à l’érosion de notre activité, ce n’est plus tenable. C’est pourquoi nous nous recentrons sur notre cœur de métier, à savoir la vente de livres, et nous externalisons notre logistique qui nous coûte trop cher».

L’ensemble de la logistique doit ainsi être transférée chez MDS, actionnaire de référence de La Procure avec près de 34% du capital, sachant que l’exécution des tâches sera confiée au prestataire Axelis.

Alors que François Maillot assure que la réorganisation en cours ne touchera aucun magasin et garantit au contraire la pérennité de l’ensemble, les élus du personnel craignent qu’elle ne soit que le début d’une plus vaste restructuration.

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