L’AILF, 15 ans de services | Livres Hebdo

Les libraires francophones, membres de l’AILF, se retrouvent chaque année durant Livre Paris. Ici, en réunion de travail lors du salon en 2011. - Photo OLIVIER DION

L’Association internationale des libraires francophones (AILF) fêtera ses 15 ans d’existence le 17 mars à Livre Paris. L’occasion pour sa centaine de membres de saluer le travail accompli "sachant qu’il reste beaucoup à faire", souligne Michel Choueiri, l’un de ses cofondateurs, ex-gérant d’El Bourj, à Beyrouth, aujourd’hui directeur des partenariats chez Bookwitty. Il s’agit aussi d’appeler la jeune génération à assurer la relève et à poursuivre le travail de l’association. "L’AILF nous permet de sortir de l’isolement dans lequel nous exerçons notre métier", observe Maryline Noël (Le Comptoir, Santiago du Chili). "L’AILF, c’est une grande famille de passionnés et d’ambassadeurs de la francophonie qui nous permet de nous faire entendre et respecter, note Yacine Retnani (Casablanca, Carrefour des livres). Sans elle, je ne serais plus libraire depuis longtemps."

Créée par quelques libraires, dont Michel Choueiri, mais aussi Philippe Goffe et Agnès Adjaho, qui ont dirigé respectivement Graffiti à Waterloo et Notre-Dame à Cotonou, l’AILF est saluée par ses membres pour avoir "favorisé les échanges sur les pratiques professionnelles", "aidé aux négociations avec les interlocuteurs" et surtout "développé des formations prenant en compte les contextes locaux". Mais au-delà de la professionnalisation des libraires, l’association a aussi œuvré pour la promotion du livre avec l’organisation, depuis 2004, d’une Caravane du livre en Afrique subsaharienne. Soutenue à ses débuts par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), l’AILF a depuis diversifié ses sources de financement, en particulier auprès du Centre national du livre, mais aussi de la Centrale de l’édition, de Dilicom ou encore de la fondation Jan Michalski.

Elle reste cependant contrainte dans ses actions par son budget limité. "Il faut créer une prise de conscience sur le rôle des librairies à l’étranger, lance Agnès Debiage (Oum el Dounia, Le Caire). Arrêter de les voir comme des petits commerçants, car ce sont des acteurs culturels offrant à l’édition francophone des vitrines dans le monde." Parmi les axes d’amélioration, Michel Choueiri propose de repenser les relations avec les instituts français locaux. C. N.

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