Lalibrairie.com défend « le lien social plutôt que l'évasion fiscale »

Lalibrairie.com défend « le lien social plutôt que l'évasion fiscale »

Lalibrairie.com défend « le lien social plutôt que l'évasion fiscale »

A l'occasion de l'inauguration du Salon du livre de Paris, jeudi 21 mars, Lalibraire.com lance une opération de communication, avec un slogan qui claque pour défendre les librairies contre Amazon.

Par Clarisse Normand,
avec cn Créé le 15.04.2015 à 21h52

«Le lien social plutôt que l'évasion fiscale». Ce slogan choc s'affiche tout autour de la porte de Versailles jeudi 21 mars à l'occasion de l'inauguration du Salon du livre de Paris. Sept camions le font tourner dans les rues alentours et de nombreux badges et tracts sont distribués aux visiteurs de la manifestation.

Orchestrée par Lalibrairie.com, site créé par des libraires pour des libraires désireux de permettre à leurs clients de commander sur Internet sans perdre la vente, la campagne de communication a vocation à «attirer l'attention sur le rôle social, la dimension humaine et les valeurs citoyennes» défendus par les libraires indépendants, mais mis à mal par les grands opérateurs internationaux de vente en ligne. A commencer par Amazon qui a d'ailleurs récemment annulé sa participation au Salon.

Dans un communiqué de presse, Lalibrairie.com dénonce notamment la destruction par Amazon d'emplois qualifiés ainsi que «le non-respect de la législation en vigueur et l'optimisation fiscale européenne scandaleusement cynique».

« Puissant, franc-tireur et profitable, Amazon bénéficie du soutien des collectivités locales qui favorisent son implantation (5 500 € par emploi créé!), des éditeurs-diffuseurs-distributeurs qui lui accordent des conditions commerciales bien supérieures à celles des libraires et enfin qui lui apportent sur un plateau des nouveaux clients (la plupart des sites des éditeurs renvoient prioritairement vers le site Amazon.com).» Cherchant à réveiller la conscience citoyenne des consommateurs, Lalibrairie.com évoque «la création d'un label ou d'une agence de notation qui se concentrerait sur l'impact social, fiscal et le caractère re-distributif des entreprises. Si cela permet aux consommateurs de mieux identifier à qui ils ont affaire, ils arrêteraient sans doute de favoriser les marchands peu créateurs d'emploi et de richesse collective
15.04 2015

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