En phase avec l’évolution du marché du livre en France l’an dernier (- 1,5 % d’après nos données Livres Hebdo/I+C, voir LH 939, du 1.2.2013, p. 14-16), le Syndicat national de l’édition a annoncé, à l’occasion de son assemblée générale annuelle le 27 juin à Paris, une nouvelle baisse de 1,2 % du chiffre d’affaires de l’édition en 2012 (voir graphique ci-contre). L’enquête annuelle de branche, réalisée à partir d’un panel représentatif de 252 répondants, fait ressortir un CA total de 2,77 milliards d’euros, dont 95,2 % réalisés avec les ventes de livres et 4,8 % par les cessions de droits. Sur un marché évalué à 4,5 milliards d’euros en prix public hors taxes, 440,9 millions d’exemplaires auraient été vendus (- 2,1 %) sur 630,9 millions produits. Le SNE a répertorié une production de 44 678 nouveautés et 41 616 réimpressions, tandis que le tirage moyen est en baisse, à 7 311 (- 4,2 %). De son côté, le numérique assure désormais 3,1 % de l’activité du secteur, 2,65 % relevant spécifiquement de l’édition numérique dématérialisée.
La littérature demeure le premier secteur de l’édition française, qui représente 24,2 % du chiffre d’affaires (639 M€, - 0,2 %), devant les beaux livres et livres pratiques à 16,8 % (444 M€, - 6,6 %), le scolaire à 14,1 % (372 M€, - 4 %), la jeunesse à 13,4 % (354 M€, + 3,5 %), la BD (246 M€, + 1 %) et les sciences humaines et sociales (245 M€, + 11,9 %) à 9,3 % chacun, les documents d’actualité à 4 % (107 M€, - 0,7 %), les dictionnaires (80 M€, - 7,3 %) et les sciences-techniques-médecine (79 M€, - 13,6 %) à 3 % chacun, les cartes et atlas à 1,4 % (37 M€, - 8 %) et la religion et l’ésotérisme à 1,3 % (36 M€, + 0,3 %). A 352 millions d’euros (+ 1,4 %), le chiffre d’affaires de l’édition de poche atteint 13,3 % des ventes totales tous secteurs confondus.
Fabrice Piault
