Le chinois s’impose en 2012 comme la première langue de traduction du livre français d’après les statistiques établies conjointement par le Bureau international de l’édition française (Bief) et le Syndicat national de l’édition (SNE). Au fil des années, celles-ci se sont améliorées grâce à une hausse du nombre d’éditeurs répondant à l’enquête, qui atteint aujourd’hui 125. D’après elles, l’an dernier, 10 798 contrats de cessions ont été signés (+ 11,7 % en données brutes). La Chine continentale a acquis 1 103 des 1 238 titres cédés pour des traductions en langue chinoise. La langue espagnole, deuxième idiome au classement, a généré au total 1 134 cessions, dont 785 en Espagne même (en forte baisse du fait de la crise). Viennent ensuite l’allemand (1 061), l’italien (1 020), l’anglais (797), le portugais (631), le coréen (568), le néerlandais (541), le turc (391), le russe (350) et le japonais (236). Les 12 principales destinations du livre français traduit représentent 77,2 % des cessions. La jeunesse (29,3 % des 10 798 cessions) et la BD (26,8 %) sont les deux secteurs les plus exportateurs de droits devant la fiction (15 %), les sciences humaines et sociales (11,4 %), les essais et documents (7,6 %), le pratique (5,9 %), les beaux livres (1,2 %), la religion et l’ésotérisme (1,2 %), le scolaire et la référence (1 %) et les sciences-techniques-médecine (0,6 %).
Le Bief et le SNE ont par ailleurs recensé en 2012 chez 81 éditeurs 1 962 acquisitions de droits (+ 55,1 % en brut), dont 61,8 % de l’anglais et 13,8 % du japonais. L’enquête fait enfin ressortir que 59 % des responsables de droits ont un niveau bac + 5, que 50 % sont bilingues, et 38 % trilingues. Fabrice Piault
