Le Goncourt des lycéens 2018 pour David Diop | Livres Hebdo

Par Isabel Contreras, le 15.11.2018 à 12h57 (mis à jour le 15.11.2018 à 14h45) Proclamation

Le Goncourt des lycéens 2018 pour David Diop

David Diop - Photo © HERMANCE TRIAY

Coorganisé par la Fnac et le ministère de l’Education nationale, le prix Goncourt des lycéens a été attribué à David Diop pour Frère d'âme (Seuil).

Réunis le 15 novembre à l'hôtel de ville de Rennes pour leur délibération finale, les lycéens ont attribué leur 31e prix Goncourt à David Diop pour Frère d'âme (Seuil) et "sa vision terrible de la Grande guerre", a annoncé la porte-parole du prix, Zoé Albaladejo, élève du lycée Saint-Jacques-de-Compostelle, à Dax.

L'auteur a été élu au 2e tour, par 5 voix, devant les romans d'Inès Bayard (Le malheur du bas, Albin Michel) et d'Adeline Dieudonné (La vraie vie, l'Iconoclaste). Cette dernière vient d'être distinguée par le Renaudot des lycéens 2018.

Choix Goncourt de l'Orient, récompensé par le prix Patrimoines 2018, Frère d’âme livre l’âpre récit d’un jeune tirailleur sénégalais précipité dans la violence de la Grande Guerre. "Un monologue glaçant de poésie et de vérité. […] Impossible d’en sortir indemne. Impossible de ne pas être lacéré par des cicatrices", écrit Kerenn Elkaïm dans sa critique pour Livres Hebdo.
 
Après un premier tirage à 7 000 exemplaires, Frère d’âme est actuellement en réimpression. Il s’agit du deuxième roman de l’auteur après 1889, l’Attraction universelle (L’Harmattan, 2012). Né en 1966 à Paris, David Diop a grandi au Sénégal et étudié en France. Il est aujourd’hui maître de conférences en littérature à l’université de Pau et l’auteur de Rhétorique nègre au XVIIIe siècle (Classiques Garnier, 2018), sur la représentation de l’Africain à travers l’analyse des récits de voyage de l’époque et des textes abolitionnistes.

La remise du prix devait avoir lieu jeudi à 18h30, à l’Elysée, en présence du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et du ministre de la Culture, Franck Riester.

L’année dernière, le Goncourt des lycéens avait récompensé Alice Zeniter pour L'art de perdre (Flammarion).
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