Aux Emirats arabes unis, le marché du livre est en pleine expansion. A la veille de la Foire de Francfort, les éditeurs émirats ont fait le déplacement à Paris, le 19 septembre, pour montrer l'attractivité du bassin arabophone en présentant une étude sur ce marché (1). Les ventes de livres aux Emirats représentent chaque année 170 millions d'USD (prix public), soit 30 USD par habitant, ce qui est certes trois fois moins qu'en Autriche (110 USD), mais trois fois plus qu'au Brésil (10 USD par habitant). Si le livre en langue arabe est bien présent dans les librairies, ce sont les ouvrages en langue anglaise qui constituent 65 % des ventes locales. Entre 2009 et 2011, l'import depuis les Etats-Unis a plus que doublé en valeur (de 19 millions d'USD à 47 millions USD) tandis que les importations venant de pays arabes progressent de 36 %.
Voulant se présenter comme un pôle stratégique pour l'industrie du livre dans le bassin arabophone, les Emirats ont depuis cinq ans construit leur marché et tenté d'ordonner celui du livre en langue arabe. Avec 280 millions de personnes ayant l'arabe pour langue maternelle et environ 452 millions d'arabophones, l'arabe est considéré comme la cinquième langue la plus parlée dans le monde. Cependant, les échanges éditoriaux (achat de droits, traductions...) ne reflètent pas ce statut. Les Emirats espèrent, par ce type d'opération de communication à Paris ou par l'organisation de la foire professionnelle d'Abu Dhabi, compter dans l'édition à l'échelle internationale.
(1) Voir Livreshebdo.fr, "L'édition aux Emirats arabes unis, états et perspectives".
