Le Marché des droits audiovisuels de la Scelf consolide ses positions

(c) Olivier Dion / LH

Le Marché des droits audiovisuels de la Scelf consolide ses positions

Installé au Salon du livre de Paris pour la troisième année consécutive, le marché Scelf continue d'attirer éditeurs et producteurs, en attendant éventuellement de s'ouvrir au grand public.

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Par Vincy Thomas,
avec vt,
Créé le 18.03.2011 à 00h00,
Mis à jour le 18.03.2011 à 00h00

La troisième édition du Marché des droits audiovisuels organisé par la Scelf se déroulait à l'Espace 2000 du Salon du livre de Paris durant toute la journée du vendredi 18 mars. Dans une ambiance conviviale, la salle était quasiment pleine d'éditeurs expliquant leur fond de catalogue et de producteurs négociant les droits de tel livre.

Avec autant d'éditeurs et de producteurs inscrits, le marché confirme donc la légitimité de ce rendez-vous annuel qui fait gagner du temps aux professionnels de l'audiovisuel. « Le marché s'est installé » nous confirme Elise Griffon, responsable de l'événement. Depuis l'année dernière, la Scelf a entrepris de démarcher plus de producteurs, étoffant ainsi ses fichiers. En faisant venir de nouveaux éditeurs, la Scelf a aussi amélioré son catalogue, distribué aux producteurs il y a un mois. Les nouveaux venus permettent de rafraîchir l'offre et d'attiser la curiosité des producteurs fidèles.

La tendance est au polar et à l'animation cette année

Car, si TF1 Films, Europacorp ou Gaumont viennent année après année, c'est qu'ils y trouvent leur intérêt. « Des projets lancés les années précédentes avancent », affirme Elise Griffon. « Evidemment c'est du moyen terme, c'est pour cela qu'il faut maintenir le marché. La prochaine édition sera la première qui pourra nous faire évaluer des résultats concrets. »

Producteurs et éditeurs veulent avant tout à établir le contact, les premiers venant chercher la perle rare dans les livres à paraître. Cette année, la tendance est au polar et à l'animation. De Dargaud à Futuropolis, les éditeurs de BD sont présents en force.

Reste que le budget de ce Marché des droits audiovisuels reste précaire et son renouvellement incertain. Reed, l'organisateur du Salon du livre, ne donne son accord qu'en décembre, ce qui laisse à peine trois mois pour organiser la manifestation, bâtir le catalogue et gérer les inscriptions. Certains producteurs souhaiteraient que ce délai soit allongé, pour être plus confortable.

L'ouverture au grand public permettrait d'avoir des sponsors

Pour le financement, des pistes sont à l'étude. Avec la forte croissance des investissements dans les séries TV, on peut imaginer la prospection de nouveaux producteurs du petit écran.

Une ouverture au grand public est aussi envisagée. D'ailleurs, comme pour mieux anticiper ce virage, l'événement s'est doté d'un sous-titre beaucoup plus généraliste : Rencontres littéraires et audiovisuelles.

Cela permettrait d'obtenir des financements annexes (sponsors, aides...) et pourrait valoriser un métier peu connu en expliquant, par exemple, comment un livre devient un film... Déjà, une équipe de Capa TV, qui produit un documentaire sur ce sujet pour une chaîne de télévision française, était sur place.


18.03 2011

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