Les éditions du Souffle d’or célèbrent leurs 30 ans d’existence et poussent du même coup un soupir de soulagement. Cette maison indépendante, à la pointe dans le secteur du développement personnel et de la médecine douce, sort tout juste d’une procédure de sauvegarde, entamée en 2012. La maison réalise un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros. « Mais le chiffre d’affaires ne fait pas tout : plus on publie et plus le stock augmente, ce problème de gestion nous a fortement pénalisés », explique le fondateur Yves Michel. Après cette mésaventure, l’éditeur remet à plat son modèle économique. La production annuelle a été ramenée de 45 titres par an à moins de 30 en 2013. « Nous allons aussi mutualiser davantage avec des confrères pour réduire les coûts de production (imprimeur, mise en page), de communication, et pour l’organisation de salons », précise-t-il.
Le Souffle d’or vend 110 000 volumes par an, diffusés et distribués par Dilisco, mais la part réservée à l’export (Suisse, Belgique, Québec) accuse un recul de 7 points, passant de 15 % à 8 % du chiffre d’affaires. Pour les prochaines années, l’entreprise de six salariés, installée à Gap, va se recentrer sur ce qui fait sa réputation de précurseur : « amener de nouvelles approches ou de nouveaux points de vue sur la société ».
Pour ses 30 ans, Le Souffle d’or organise d’ailleurs une « caravane » d’auteurs qui, de ville en ville, vont à la rencontre des lecteurs au cours de tables rondes mais aussi d’ateliers de pratique de relaxation, de tantra ou de danse.
S. M.
