Le prix du Livre du réel 2019 récompense François Beaune et Chris de Stoop | Livres Hebdo

Par Isabel Contreras, le 28.05.2019 à 12h14 (mis à jour le 29.05.2019 à 11h19) Prix littéraire

Le prix du Livre du réel 2019 récompense François Beaune et Chris de Stoop

François Beaune et Chris de Stoop - Photo DR ET CC BY-SA 3.0

Pour sa troisième édition, ce prix décerné par Mollat, en association avec Sud Ouest, a couronné deux talents, respectivement dans les catégories francophone et étrangère.

Le 3e prix du Livre du Réel a été attribué, mardi 28 mai, à François Beaune pour Omar et Greg (Le Nouvel Attila), côté francophone, et côté étranger, à Chris de Stoop pour Ceci est ma ferme (Christian Bourgois). Les deux romans sont parus en septembre.

La remise du prix aura lieu le 11 juin à la Maison de la poésie, à Paris.
 
Dans Omar et Greg, François Beaune suit les pas de deux enfants de la Zup. Le premier, né dans un quartier de Reims, était chasseur de skins, avant de s’impliquer dans l’antiracisme, puis d’entrer en religion. Le second qui grandit à Vaulx-en-Velin, trouve à 15 ans sa famille de substitution dans un parti nationaliste, dont il devient salarié. Deux citoyens engagés qui posent la question : qu'est-ce qu'être français ?

Dans Ceci est ma ferme, traduit du néerlandais par Micheline Goche, Chris de Stoop raconte, à travers son histoire personnelle, la disparition des fermes de la région des polders et leur remplacement par des espaces protégés sous l'égide de sociétés de protection de la nature. Il constate leur caractère artificiel et les dégâts causés par l'exode des agriculteurs, tout en témoignant son attachement aux éléments naturels et à la vie au grand air
 
Ils ont été choisis par un jury présidé, comme l’an dernier, par Yves Harté, rédacteur en chef de Sud Ouest, et constitué de six écrivains-journalistes, dont Florence Aubenas et Philippe Lançon, ainsi que deux libraires de la librairie Mollat.

Créé en 2017 par la librairie bordelaise Mollat en association avec le journal Sud Ouest, le prix, doté de 6000 euros, permet de récompenser et de mettre en lumière un genre encore peu reconnu en France qui se joue des frontières entre littérature et journalisme.

L'an dernier, côté francophone, Pierre Sautreuil a été recompensé pour Les guerres perdues de Iouri Béliaev (Grasset) et côté étranger, Maggie Nelson a été distinguée pour Une partie rouge (éditions du Sous-sol). 
 
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