Le prix du Livre du Réel 2018 récompense Pierre Sautreuil et Maggie Nelson | Livres Hebdo

Par Clarisse Normand, le 20.06.2018 à 16h50 (mis à jour le 20.06.2018 à 17h00) Lauréats

Le prix du Livre du Réel 2018 récompense Pierre Sautreuil et Maggie Nelson

Pierre Sautreuil et Maggie Nelson - Photo DR/CC BY-SA 3.0

Le prix décerné pour la deuxième année par Mollat, en association avec Sud Ouest, a couronné deux jeunes talents, respectivement dans les catégories francophone et étrangère.

Le prix du Livre du Réel a été remis, mercredi 20 juin à Paris, à Pierre Sautreuil pour Les guerres perdues de Iouri Béliaev (Grasset), côté francophone, et à Maggie Nelson pour Une partie rouge (éditions du Sous-sol), côté étranger.

Créé l’an dernier par la librairie bordelaise Mollat en association avec le journal Sud Ouest, le prix, doté de 6000 euros, permet de récompenser et de mettre en lumière un genre encore peu reconnu en France qui se joue des frontières entre littérature et journalisme.
 
Dans Les guerres perdues de Iouri Béliaev, Pierre Sautreuil, journaliste indépendant de 24 ans, retrace sa rencontre, en Ukraine où il était parti couvrir la guerre du Donbass, avec un mercenaire russe sur le retour. Entre fascination et répulsion, il relate l’histoire incroyable d’un homme, qui fut successivement flic, mafieux, politicard, gangster néofasciste, vétéran de la guerre en Bosnie, criminel de guerre, et est aujourd’hui recherché pour ses crimes par la police russe.

Dans Une partie rouge, traduit de l’américain par Julia Deck, Maggie Nelson, poétesse de 45 ans, revisite l’histoire de sa tante, Jane Mixer, assassinée en 1969 par un psychopathe, à l’occasion de l’arrestation, près de quarante ans après, du meurtrier présumé. Au-delà du fait divers, c’est un récit personnel que livre l’auteure qui déjà écrit en 2004 un recueil poétique centré sur sa tante et non traduit en français, Jane: A murder. Depuis Une partie rouge, elle a fait paraître début 2018 aux éditions du Sous-sol un nouveau titre: Les Argonautes.
 
Choisis par un jury présidé, comme l’an dernier, par Yves Harté, rédacteur en chef de Sud Ouest, et constitué de six écrivains-journalistes, dont Florence Aubenas et Jean-Paul Kauffmann, ainsi que deux libraires de Mollat, les deux lauréats étaient chacun en concurrence avec trois autres titres.
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