Le prix du meilleur livre étranger/Sofitel 2016 pour Helen MacDonald et Samar Yazbek | Livres Hebdo

Par Marine Durand, le 29.11.2016 à 18h00 (mis à jour le 30.11.2016 à 09h53) proclamation

Le prix du meilleur livre étranger/Sofitel 2016 pour Helen MacDonald et Samar Yazbek

Helen MacDonald et Samar Yazbek - Photo COPIE D'ÉCRAN/CHICAGO HUMANITIES FESTIVAL/FRANCE 5

Helen MacDonald a été primée dans la catégorie roman avec M comme Mabel (Fleuve) et Samar Yazbek en essai pour Les portes du néant (Stock).

Le jury du Prix du meilleur livre étranger / Sofitel a dévoilé, mardi 29 novembre, le nom de ses lauréats 2016. La Britannique Helen MacDonald a été primée dans la catégorie roman avec M pour Mabel, traduit de l'anglais par Marie-Anne de Béru et paru en août dernier chez Fleuve, tandis que la journaliste et auteure syrienne Samar Yazbek a été choisie dans la catégorie essai pour Les portes du néant, traduit de l'arabe par Rania Samara et paru en mars dans "La Cosmopolite" de Stock. Les deux lauréates recevront leur récompense lors d'une cérémonie organisée au Sofitel Paris Le Faubourg, dans le 8e arrondissement de la capitale, mardi dans la soirée.

M pour Mabel, qui figurait dans les recommandations de lecture de Barack Obama cette année et a reçu plusieurs récompenses lors de sa parution au Royaume-Uni en 2014, est un roman autobiographique dans lequel Helen MacDonald raconte comment, après le décès de son père, elle s'est lancée dans l'art de la fauconnerie en essayant de dresser Mabel, le rapace le plus sauvage de son espèce. L'expérience est aussi l'occasion d'un "long voyage physique et métaphysique", selon Fleuve éditions.

Dans Les portes du néant, salué cette année par la presse et sélectionné dans la première liste essai du prix Médicis, Samar Yazbek, figure de l'opposition au président syrien Bachar al-Assad, raconte comment elle est retournée clandestinement dans son pays après avoir été contrainte à l'exil. Au plus près de l'opposition, elle donne à voir l'horreur de la guerre civile, la montée du jihadisme, et retrace le destin de dizaines de femmes et d'enfants luttant pour leur survie.

Le prix du Meilleur livre étranger a été créé en 1948 par un groupe de directeurs littéraires de maisons d'édition. Il est sponsorisé par Sofitel depuis 2011. Son jury actuel se compose de Daniel Arsand, André Bay, le fondateur du prix, Manuel Carcassonne, Gérard de Cortanze, Nathalie Crom, Catherine Enjolet, Anne Freyer, Christine Jordis, Jean-Claude Lebrun, Joëlle Losfeld, Alexis Liebaert et Joël Schmidt.

En 2015, Martin Amis et Christoph Ransmayr avaient été couronnés respectivement dans les catégories roman et essai.



 
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