Le SNE va auditionner les spécialistes de la traque du fichier piraté

Christine de Mazières (SNE) © O.Dion

Le SNE va auditionner les spécialistes de la traque du fichier piraté

Le Syndicat national de l'édition envisage de rejoindre l'Hadopi pour lutter contre le piratage de livres numériques.

Par Hervé Hugueny
avec hh Créé le 15.04.2015 à 20h04

«Le SNE envisage de rejoindre l'Hadopi, mais n'a pas encore fait de demande d'autorisation auprès de la Cnil. Nous allons d'abord auditionner les prestataires techniques possibles à partir de la mi-janvier. Ensuite seulement, cette demande d'autorisation pourra le cas échéant être déposée», déclare Christine de Mazières, déléguée générale du Syndicat national de l'édition (SNE), dans la lettre spécialisée Edition Multimédi@ datée du 17 janvier.

Dans ses voeux prononcés le 6 janvier dernier, Antoine Gallimard indiquait que le syndicat avait «engagé des démarches pour mener une veille systématique des pratiques contrefactuelles sur les réseaux en matière de livres numériques, afin de pouvoir nous inscrire à terme dans le dispositif Hadopi». Le président du SNE prévenait toutefois que «la surveillance des réseaux pour le livre semble bien plus délicate que pour le film ou la musique».

Lors de sa première conférence de presse de l'année, le 12 janvier dernier, l'Hadopi avait également indiqué que d'autres secteurs, dont le livre numérique, pourraient entrer dans son champ d'action.

«Les éditeurs reçoivent des questions d'auteurs très choqués de découvrir sur Internet des versions piratées de leurs livres. Il s'agit de donner un signe, car ne rien faire pourrait laisser croire que le livre n'est pas concerné par ce sujet»
, nous indique Christine de Mazières.

Les prestations facturées par les sociétés spécialisées dans la surveillance de l'échange de fichiers à partir des sites peer to peer sont toutefois très coûteuses. «C'est un budget de plusieurs centaines de milliers d'euros au moins au démarrage, et dont le financement n'est pour le moment pas prévu», ajoute la déléguée générale du SNE. L'organisme pour le compte duquel un prestataire réalise cette surveillance doit déposer une déclaration à la Commisssion nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). Les adresses IP des internautes suspectés d'avoir téléchargé des contenus piratés sont transmises à l'Hadopi, qui se charge de la procédure d'avertissement.
15.04 2015

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