Proclamation

Le Wepler 2017 couronne Guillaume Poix et Gaël Octavia

Guillaume Poix - Photo FRANCESCA MANTOVANI

Le Wepler 2017 couronne Guillaume Poix et Gaël Octavia

Pour sa vingtième édition, le prix Wepler-Fondation la Poste et sa mention spéciale récompensent deux premiers romans.

 

Par Clarisse Normand,
Créé le 12.11.2017 à 23h30,
Mis à jour le 13.11.2017 à 10h57

Réuni dimanche 12 novembre, le jury du prix Wepler-Fondation la Poste a mis à l’honneur deux premiers romans. Le prix lui-même revient à Guillaume Poix pour Les fils conducteurs (Verticales), tandis que la mention spéciale salue La fin de mame Baby, de Gaël Octavia (Gallimard).

Dans Les fils conducteurs, son premier roman, Guillaume Poix aborde les rapports Afrique-Occident à travers la rencontre d'un photographe français et d'un gamin ghanéen qui travaille dans une décharge de produits électroniques située dans la banlieue d'Accra, capitale du Ghana. Comme le notait Sean J. Rose dans une avant-critique publiée en mai dans Livres Hebdo, Guillaume Poix réussit "par la force d'un verbe inventif, mêlant énergie argotique et beauté lyrique, à transformer l'ordure en bijou littéraire".

Salué par la mention spéciale que le jury du prix Wepler attribue également chaque année, le premier roman de Gaël Octavia, La fin de mame Baby (Gallimard) relate le destin croisé de quatre femmes au coeur d'une petite ville de banlieue.
 
Dotés respectivement de 10 000 euros et 3 000 euros, le prix et la mention spéciale seront remis lundi 13 novembre à la brasserie Wepler (Paris 18e) lors d’une soirée festive et musicale marquée par la présence exceptionnelle de Dani, qui reprendra quelques chansons de son répertoire, et celle fidèle d'Anne Garretta qui sera aux platines.

Créé à l’initiative de la libraire Marie-Rose Guarniéri, gérante de la librairie des Abbesses (Paris18e), et soutenu par la brasserie Wepler et la Fondation la Poste, le prix a vocation à promouvoir des œuvres innovantes de la rentrée littéraire. Revendiquant une indépendance totale, le prix fonctionne avec un jury renouvelé chaque année et composé d’une douzaine de personnes relevant ou non des professions du livre.

En 2016, le prix avait été attribué à Stéphane Audeguy pour Histoire du lion Personne (Le Seuil), et la mention spéciale à Ali Zamir pour Anguille sous roche (Le Tripode).
 

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