L'écrivain espagnol Carlos Ruiz Zafon est mort | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 19.06.2020 à 11h59 (mis à jour le 19.06.2020 à 14h53) Disparition

L'écrivain espagnol Carlos Ruiz Zafon est mort

Carlos Ruiz Zafón - Photo CARLOS RUIIZ/ACTES SUD

Carlos Ruiz Zafon était l'auteur des séries Le Cimetière des livres oubliés et du Cycle de la brume.

L'écrivain espagnol Carlos Ruiz Zafon, rendu célèbre mondialement par son roman L'ombre du vent, est mort à l'âge de 55 ans, a annoncé vendredi sa maison d'édition Planeta.
 
"Carlos Ruiz Zafon, l'un des meilleurs romanciers contemporains, est mort aujourd'hui. Nous nous souviendrons de toi pour toujours, Carlos!", a indiqué la société sur Twitter.

Carlos Ruiz Zafon est l'auteur de L'Ombre du vent (Grasset, 2004), Prix des libraires du Québec 2005, et ses suites Le Jeu de l'ange (Robert Laffont, 2009) et Le Prisonnier du ciel (Robert Laffont, 2012), puis de Marina et d'une trilogie "Le cycle de brume" avec Le Prince de la brume (Robert Laffont, 2011), Le Palais de minuit et Les Lumières de septembre (Robert Laffont, 2012).

Le Labyrinthe des esprits (Actes Sud, 2018) fut son dernier livre, et par conséquent sa conclusion à sa tétralogie "Le Cimetière des livres oubliés" commencée avec L'ombre du vent, succès planétaire, où l'on pouvait lire "Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."

L'écrivain a construit de flamboyants cycles romanesques, dans la lignée des grands auteurs hispaniques flirtant avec le baroque et l'imaginaire. On pouvait y sentir les influences de Dumas, Borges, Cervantes et même Carroll. Il était l'espagnol le plus traduit dans le monde. De la création dans la publicité à ses débuts à sa vie à Los Angeles, où il est décédé le 19 juin, Carlos Ruiz Zafon n'a jamais cessé d'être obsédé par les livres et l'écriture. "Le monde n’est que le miroir des hommes qui le composent ensemble. Si les livres parlaient, il n’y aurait pas autant de sourds" écrivait-il dans Le Labyrinthe des esprits. Le livre était le cœur de son inspiration, et sa respiration.

 
close

S’abonner à #La Lettre