Bande dessinée

Les BD à lire cet été selon "Le Monde"

Jours de sable de Aimée de Jongh - Photo DARGAUD

Les BD à lire cet été selon "Le Monde"

La rédaction du quotidien national a sélectionné 11 bandes dessinées pour les vacances estivales. Au programme : des adaptations des grands classiques de la littérature française, des événements historiques ou encore un témoignage sur la transidentité.

Par Dahlia Girgis,
Créé le 28.06.2021 à 12h46,
Mis à jour le 28.06.2021 à 14h51

Le Monde a sélectionné 11 bandes dessinées à lire cet été. Parmi elles, des adaptations des grands classiques de la littérature française, des événements historiques ou encore un témoignage sur la transidentité.
 
  • Marathon, de Nicolas Debon, Dargaud
Retour sur le marathon des jeux Olympiques de 1928 à Amsterdam, remporté à la surprise générale par un simple ouvrier français d'origine algérienne, Boughéra El Ouafi. Retombé dans l'oubli après son exploit, il termine sa vie tragiquement, dans la misère, tué par balles dans des circonstances troubles.
 
  • Un été, d’Alessandro Tota, traduit de l’italien par Pierre-Jean Brachet, Cornélius
En août, à Bari, une bande de punks squatte la grand-place. Claudio quitte le groupe pour vivre son amour estival avec Cloe. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Un roman graphique revisitant Roméo et Juliette dans une version contemporaine sur fond de lutte des classes.
 
  • Suites algériennes. 1962-2019, de Jacques Ferrandez, Casterman
Fils d'Octave et de Samia, le narrateur, un présentateur de télévision français, se rend en Algérie en 1990 pour couvrir les élections, menacées par le succès des islamistes. Il découvre sur place que le pays est au bord de la guerre civile.
 
Claude Gueux de Benoît Springer et Séverine Lambour d’après Victor Hugo - Photo DELCOURT
 
  • Claude Gueux, de Benoît Springer et Séverine Lambour, d’après Victor Hugo, Delcourt
Claude Gueux est condamné à cinq ans de prison après avoir dérobé un pain afin de nourrir sa famille. Emprisonné à la maison centrale de Clairvaux, il subit les humiliations et les brimades du directeur qu'il finit par tuer. Il est alors condamné à mort et exécuté.
 
  • Les Misérables, d’Eric Salch, d’après Victor Hugo, Glénat
Une relecture moderne, poétique et irrévérencieuse de l'oeuvre de V. Hugo. Respectant la trame narrative originale et le propos du roman, l'auteur ajoute humour noir et anachronismes, partageant ainsi sa vision de l'histoire de Jean Valjean, de Cosette, de Marius, de Javert ou encore de Gavroche.
 
  • Jours de sable, d’Aimée de Jongh, Dargaud
En 1937, John Clarke, un jeune photoreporter, doit témoigner pour un organisme gouvernemental de la situation tragique vécue par les fermiers du Dust Bowl. En Oklahoma, il se lie d'amitié avec Betty. Grâce à la jeune femme, il prend conscience du drame humain provoqué par la crise économique. En même temps, il remet en cause son rôle social et son travail de photographe.
 
  • Fourmies la Rouge, par Alex W. Inker, Sarbacane
Le récit du mouvement de grèves qui oppose les manifestants à deux régiments d'infanterie, le premier en mai 1891 dans la cité textile des Fourmies, durant lequel neuf personnes perdent la vie, à travers une galerie de personnages comme Maria, une jeune ouvrière, Emile, un enfant pêcheur de grenouilles ou Kléber, un porte-drapeau.
 
Fourmies la Rouge, par Alex W. Inker - Photo SARBACANE
 
  • Gens de France et d’ailleurs, Jean Teulé, Fakir Editions
Rassemble les albums Gens de France, prix du meilleur album Angoulême 1989, et Gens d'ailleurs. Doué pour trouver en France ou au bout du monde de drôles d'allumés en proie à quelques drames, J. Teulé explore l'âme de ses contemporains tout en se mettant parfois personnellement à découvert.
 
  • Transitions, d’Elodie Durand, Delcourt/Mirages
La vie d'Anne bascule le jour où, au cours d'un entretien avec la psychologue du planning familial, elle apprend que sa fille veut prendre des hormones pour devenir un garçon. Elle accompagne son enfant dans son changement de genre.
 
  • Destin, d’Otto Nückel, Editions Ici-bas
Ce récit illustré, considéré comme l'un des premiers romans graphiques, en plus de 200 gravures au plomb et sans paroles met en scène la vie d'une jeune Allemande pauvre dans les années 1930, dont les différentes tentatives pour s'extraire de la misère se soldent par un échec.
 
Destin, d’Otto Nückel - Photo EDITIONS ICI-BAS
 
  • Beethoven. Le prix de la liberté, de Régis Penet, La Boîte à bulles
En 1806, Beethoven réside chez le prince Alois von Lichnowsky alors que les troupes napoléoniennes occupent l'Autriche. Le prince refuse de se comporter en vaincu et organise un dîner pour les officiers français, au cours duquel Beethoven montrerait son talent. Mais le musicien refuse de jouer pour l'ennemi et accepte mal que son ami et mécène l'exhibe ainsi.

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