Les bibliothèques américaines s’équipent de drive-in | Livres Hebdo

avec vlg, ls, le 04.06.2007

Les bibliothèques américaines s’équipent de drive-in

Aux Etats-Unis, les usagers de certaines bibliothèques n’ont même plus à se donner la peine de sortir de leurs véhicules pour rendre ou emprunter des livres.

Le 23 mai, Docuzik, blog d’un documentaliste musicien qui participe actuellement à un échange à Baltimore (Etats-Unis), révélait une nouvelle mode américaine qui gagne les bibliothèques : le drive-in. L’Anchor Southeast Library, première bibliothèque à être construite à Baltimore depuis plus de 35 ans, « a ouvert un nouveau service de “drive thru”… » Retours, prêts, amendes de retard : ce service permet aux usagers de tout faire sans quitter leur véhicule. Du Texas au Michigan, en passant par la Pennsylvanie, l’Illinois, la Floride, l’Arkansas, l’Etat de New-York, l’Indiana, l’Ohio ou la Virginie, les bibliothèques sont de plus en plus nombreuses à proposer ce service.

Sur le modèle des fast-food

Ces drive-in d’outre-Atlantique, appelés « drive-thru » ou « drive-through », se présentent comme des guichets avec une fenêtre ouverte sur la route longeant l’entrée de la bibliothèque. Arrivé devant le « kiosque », l’usager avertit de sa présence en actionnant une cloche ou en pressant un bouton. Une fois un membre du personnel arrivé, le visiteur peut rendre ses livres et/ou passer commande. Quelques minutes suffisent alors pour qu’il soit satisfait.

Les services de drive-in affichent des horaires d’ouverture qui se calquent sur ceux de la bibliothèque, quelques rares seulement faisant des heures supplémentaires.

« Une commodité dans des situations particulières »

« Les clients font surtout appel au drive-in pour le retour des livres », observe l’équipe de la bibliothèque publique de Friendswood (30 000 habitants) dans un groupe de discussion. « Les parents avec des enfants malades ou endormis apprécient vraiment ce service. Les gens aiment aussi l’utiliser les jours de pluie. » Selon les bibliothécaires, « cet abri n’empêche pas le public de pénétrer à l’intérieur ; au contraire, il offre une commodité supplémentaire aux visiteurs réguliers qui se trouvent dans une situation particulière ».

Thématique

close

S’abonner à #La Lettre