Bibliothèques universitaires

Les étudiants de l’Inalco réclament un accès prioritaire à la Bulac

Photo © G. MAISONNEUVE/BULAC

Les étudiants de l’Inalco réclament un accès prioritaire à la Bulac

Les étudiants des “langues O” vivent mal la saturation de la bibliothèque universitaire des langues et civilisations située au sein de l’Institut national des langues et civilisations orientales, à Paris, mais fréquentée par les lecteurs des neuf institutions du groupement d’intérêt public qui la finance.

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Par Véronique Heurtematte,
Créé le 06.05.2014 à 18h31,
Mis à jour le 07.05.2014 à 16h00

La Bulac (bibliothèque universitaire des langues et civilisations) est victime de son succès: sa salle de lecture affiche souvent complet. Cohabitant avec l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) au sein du Pôle des langues et civilisations à Paris (13e) et spécialisée dans les domaines de l’Institut, la Bulac a cependant vocation à accueillir non seulement les étudiants de l’Inalco mais également toute personne de plus de 18 ans et notamment celles affiliées à l’une des 9 institutions du groupement d’intérêt public qui la finance, soit, outre l’Inalco, les université Paris 1, 3, 4 et 7, l’Ecole française d’Extrême-Orient, L’Ecole pratique des hautes études, l’Ecole des hautes études en sciences sociales et le CNRS.

Très attractive en raison de ses locaux neufs et de ses horaires d’ouverture –il s’agit, avec Sainte-Geneviève et la BPI, de la seule bibliothèque parisienne ouverte jusqu’à 22 heures–, la Bulac est rapidement devenue le quartier général de tous les étudiants à la recherche d’un espace de travail confortable. Résultat: les étudiants de l’Inalco, qui ont besoin d’accéder aux collections de la bibliothèque, ne trouvent pas toujours de place. Une situation qui les exaspèrent et qui a conduit certains d’entre eux à organiser le 28 avril un sitting dans la bibliothèque en signe de protestation.

Vendredi 2 mai, une réunion entre des représentants de la Bulac et une quinzaine d’étudiants et enseignants de l’Inalco a permis à chacun d'exposer son point de vue et d’évoquer des pistes pour améliorer la situation. La Bulac a proposé que les 7 salles de groupe, actuellement en accès libre, deviennent réservables à partir de la rentrée prochaine. Le nombre d’exemplaires des ouvrages les plus demandés a été considérablement augmenté et le prêt a été élargi aux dictionnaires.

La Bulac a cependant réaffirmé le principe de l’ouverture à tous et écarté la perspective de réserver une partie de ses espaces aux lecteurs de l’Inalco. “Nous pouvons proposer des améliorations mais nous ne résoudrons pas à nous seuls le problème de manque de places dans les bibliothèques parisiennes qui a été mis en évidence par un récent rapport de l’Inspection générale des bibliothèques, souligne Marie-Lise Tsagouria, directrice de la Bulac. On estime à au moins 10 000 le nombre de places assises supplémentaires qui seraient nécessaires”.

Commentaires (5)

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T

Thomas

il y a 7 ans à 11 h 41

La BULAC n'est pas du tout installée dans les locaux de l'Inalco ! Elle occupe, comme l'Inalco, une partie du "Pôle des langues et civilisations", qu'elle cogère avec lui...


l

languefrancaise

il y a 7 ans à 12 h 54

Ce que les étudiants ont organisé s'appelle un "sit-in" (et non un sitting)


l

languetoutcourt

il y a 7 ans à 13 h 38

... et c'est bien avec son sujet que le verbe s'accorde, non ?


P

Petronnus

il y a 7 ans à 15 h 33

Les étudiants de l'Inalco ne sont pas les seuls à se plaindre mais ce sont les plus nombreux. Le vrai problème est qu'il y a des étudiants qui ne viennent que pour les locaux et d'autres qui viennent pour consulter le fond documentaire mais qui ne trouvent pas de places.


o

orientaliste

il y a 7 ans à 19 h 17

Il y a aussi le soucis des personnes réservant des places (des fois pendant plusieurs heures), de nombreux ouvrages non-empruntables ne peuvent pas êtres consultés à cause de calculatrices et livres d'économie ou de biologie occupant les espaces, une bonne partie des étudiants s'est résolue à travailler à la cafétéria, des étudiants hors-INALCO occupent les salles de cours de l'INALCO, dégradation du matériel ... cela fait presque deux ans que les lecteurs de la BULAC dénoncent ces conditions et cela ne fait qu'empirer, de nombreuses solutions réalisables pour améliorer les choses ont été proposées (comme installer des portillons de sortie) et c'était loin d'être la première réunion entre les partis opposants, ce que la BULAC propose est insuffisant, ils refusent de regarder les choses en face, la BULAC n'est pas une salle de travail, mais c'est ce qu'elle est en train de devenir ...


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