Les plus-values d'Editis vont être fiscalement requalifiées

Ernest-Antoine Seillière © Olivier Dion

Les plus-values d'Editis vont être fiscalement requalifiées

Un redressement fiscal sur des sommes encaissées après la vente d'Editis en 2008 vise des membres du groupe Wendel.

Par Hervé Hugueny
avec hh, avec afp Créé le 15.04.2015 à 19h12

12 dirigeants ou ex-dirigeants du groupe Wendel, dont Ernest-Antoine Seillière, président du directoire du groupe, sont visés par un redressement après la vente en 2008 d'Editis, deuxième groupe d'édition français, a affirmé samedi Le Point sur son site Internet.

Selon l'hebdomadaire, environ 10 % de la plus-value réalisée par Wendel a été distribuée aux dirigeants au titre de l'intéressement, ce qui représente 30 millions d'euros. Or, pour les experts de Bercy, il ne s'agit pas de plus-value mais de salaires.

Un tiers de cette plus-value est revenu à Ernest-Antoine Seillière, président du conseil de surveillance et ancien patron des patrons, et à Jean-Bernard Lafonta, alors président du directoire, affirme le journal.

Dans ce dossier, Bercy évoquerait la “mauvaise foi”, qui entraîne des pénalités de 40 %, selon Le Point qui précise que Wendel a refusé de commenter ces informations.

Dans un communiqué publié dans la soirée, Ernest-Antoine Seillière s'est dit “profondément choqué que des informations protégées par le secret fiscal [le] concernant soient, une fois de plus, rendues publiques”, et a affirmé qu'il comptait porter plainte pour violation du secret fiscal.

La société d'investissement Wendel avait finalisé mi-2008 la cession à l'espagnol Planeta d'Editis, valorisé à l'époque à 1,026 milliard d'euros.
15.04 2015

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