Deuil, apocalypse, mutations de l'humanité : Mk2 Institut et Les Rencontres Philosophiques de Monaco lancent « La Grande Trilogie », un cycle de trois soirées qui auront lieu au Mk2 Nation situé dans le XIIe arrondissement de Paris. Un croisement des regards de l'art et de la philosophie avec cette question centrale : comment penser et agir face aux angoisses qui traversent notre époque ? Et une collaboration inédite pour cette année entre Mk2 Institut et Les Rencontres Philosophiques de Monaco, fondées en 2015. Lors de l'édition précédente, ces rencontres étaient axées sur le thème de la vérité.
Trois soirées pour penser notre temps
Le 22 janvier, la première rencontre interrogera : « Peut-on apprendre à perdre ? ». Laurie Laufer (psychanalyste), Christophe Boltanski (écrivain), Fabienne Brugère (philosophe) et Judith Godrèche (comédienne et réalisatrice) exploreront les différentes formes du deuil, des ruptures affectives à la perte d'un être cher.
Le 26 février, le dialogue portera sur la question : « Que pouvons-nous sauver ? » Raphaël Zagury-Orly (philosophe), Vincent Delecroix (philosophe) et Arthur Nauzyciel (metteur en scène) interrogeront notre capacité à préserver l'essentiel face aux crises écologiques, démocratiques et humanitaires.
Enfin, le 26 mars, la dernière séance questionnera : « Quel humain émerge sous nos yeux ? » Laurence Devillers (philosophe), Clément Camar-Mercier (écrivain) et Daniel Andler (philosophe) scruteront les mutations en cours : intelligence artificielle, transhumanisme, corps augmentés.
Cette collaboration avec Mk2 Institut s'inscrit dans la philosophie même des Rencontres Philosophiques de Monaco, qui célèbrent cette année leur 11e anniversaire avec Joseph Cohen, Robert Maggiori, Raphaël Zagury-Orly, et Charlotte Casiraghi. Cette dernière, fille de la princesse Caroline de Monaco et de Stefano Casiraghi, présidente et fondatrice de l'événement monégasque, confiait récemment à Livres Hebdo : « Les Rencontres Philosophiques de Monaco sont nées de rencontres justement. Ma rencontre avec Robert Maggiori, qui était mon professeur de philosophie en terminale [et est également essayiste et critique philo du quotidien Libération, NDLR], puis avec le philosophe Raphaël Zagury-Orly notamment. C'est le résultat de discussions, d'un dialogue, où l'amitié joue un rôle très important, comme toujours en philosophie depuis les origines. D'une envie de transmettre et de créer une place pour la philosophie dans la cité. Et Monaco est une cité-état et sur un territoire très petit, qui donne la possibilité de créer des expérimentations et pas seulement un événement ou un prix. Mais de mettre en place des échanges toute l'année dans les entreprises, les écoles, avec des enseignants formés dès le primaire. Nous sommes parvenus à installer quelque chose : le nom de Monaco est désormais associé à la philosophie. »
