Liberté d’expression

Cinq ans après la parution de Manhole, son auteur, le mangaka Tetsuya Tsutsui, découvre qu’il est censuré par la section des affaires sociales et de la santé de Nagasaki, ce qui a entraîné son retrait des librairies et des bibliothèques. Le comité qui a statué sur la "nocivité pour les mineurs" du contenu n’a averti ni l’éditeur ni l’auteur, et les critères du choix sont assez flous. En lutte pour faire réhabiliter sa série, l’auteur s’inspire de ce douloureux épisode dans une fiction, dont le premier tome paraît le 12 mars, édité directement par Ki-oon en France sous le titre Poison city, en deux formats : standard et grand format de la collection "Latitudes". Un dossier en fin d’ouvrage revient sur les origines du projet. L’auteur de Prophecy imagine le Japon à la veille des jeux Olympiques de 2020 où une vague de puritanisme s’abat sur le pays pour faire bonne figure auprès du monde entier. Un jeune mangaka voit sa première publication de Dark walker, un manga d’horreur, censurée. S’enchevêtrent, dans ce premier tome, un portrait assez réaliste de l’édition japonaise et de son fonctionnement par prépublications, une comparaison avec la censure du comics aux Etats-Unis et, en abyme, les épisodes de Dark walker. A.-L. W.

06.03 2015

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