Québec

Littérature québécoise : Une jeunesse sérieuse

Les deux affiches Les filles peuvent, Les garçons peuvent, d'Elise Gravel

Littérature québécoise : Une jeunesse sérieuse

Alors que le salon du livre de Montréal a ouvert ses portes le 13 novembre, parmi les tendances remarquées dans la production éditoriale québécoise : une littérature jeunesse qui transgresse les frontières et s'attaque aux sujets délicats.

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Par Souen Léger,
Créé le 12.11.2021 à 09h30,
Mis à jour le 12.11.2021 à 17h55

En jeunesse, aussi, le Québec se fait une place dans les librairies, comme en témoigne le succès de la Montréalaise Élise Gravel, publiée des deux côtés de l'Atlantique. « Nous sommes aux confluents d'influences nord-américaines ce qui peut expliquer une diversité graphique peut-être plus riche, plus éclatée qu'en France. On hésite moins à aller au-delà des frontières habituelles entre l'album et la BD, on croise les approches narratives », estime Frédéric Gauthier, cofondateur de La Pastèque.

La maison indépendante développe particulièrement la BD jeunesse : La quête d'Albert, d'Isabelle Arsenault, a par exemple obtenu le Prix des écoles 2020 du festival d'Angoulême, devenant le premier titre jeunesse québécois à rafler un Fauve. Cet automne, l'illustratrice reprend par ailleurs sa collaboration avec la romancière Fanny Britt dans Truffe (octobre 2021), du nom du petit frère solaire découvert en 2016 dans Louis parmi les spectres, un roman graphique abordant l'alcoolisme.

Dans Le Petit astronaute (mai 2021), tiré à 15 000 exemplaires (dont 4 000 à 5 000 destinés au marché français), Jean-Paul Eid raconte l'histoire d'une famille bouleversée par l'arrivée du petit dernier, lourdement handicapé. Aux éditions Les 400 coups, également basées à Montréal, les auteurs osent eux aussi des thèmes sensibles. Andrée-Anne Cyr et Bérengère Delaporte évoquent ainsi le deuil périnatal dans Je t'aimais déjà (janvier 2021), tandis que Valérie Fontaine et Nathalie Dion livrent une fable sur la violence conjugale dans Le grand méchant loup dans ma maison (février 2020) pour lequel 2 % des ventes sur le territoire européen sont reversées à Solidarité Femmes.


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