Makenzy Orcel remporte le prix Louis Guilloux | Livres Hebdo

Par Livres Hebdo, avec Angel Holgado, le 25.04.2016 à 18h17 (mis à jour le 25.04.2016 à 19h00) Proclamation

Makenzy Orcel remporte le prix Louis Guilloux

Makenzy Orcel - Photo DR/ZULMA

Le prix, remis par le conseil général des Côtes-d'Armor, est doté de 10 000 euros. 

Le romancier haïtien Makenzy Orcel vient d’être récompensé par le prix Louis Guilloux pour L’ombre animale, publié en janvier par Zulma. Dans ce texte, il chante par la voix d'une morte le lot des femmes en Haïti, la mère soumise, le frère mutique, le père maudit, ou les voisins qui ont abandonné le village pour tenter leur chance à la ville.

Ce prix, créé en 1983 par le conseil général des Côtes-d’Armor et doté de 10 000 euros, récompense un auteur qui porte les valeurs de l’écrivain Louis Guilloux (Saint-Brieuc, 1899-1980), dont l’humanisme et la fraternité. Le jury est présidé par le poète breton Yvon Le Men.

L'écriture à plein temps

Né à Port-au-Prince, en Haïti, le 18 septembre 1983, Makenzy Orcel commence des études de linguistique avant d’abandonner l’université pour se consacrer pleinement à l’écriture. Il se distingue en 2012 avec son premier roman, Les Immortelles (Zulma, puis Points en 2014), rédigé à la suite du tremblement de terre qui a touché Port-au-Prince en 2010, où il donne la parole à des prostituées pour traiter la misère sociale haïtienne.
 
Il est aussi connu pour Les Latrines, publié chez Mémoire d’encrier, une maison d’édition canadienne créée par l’écrivain d’origine haïtienne Rodney Saint-Eloi.
 
Makenzy Orcel, qui recevra son prix le 27 mai à Saint-Brieuc, succède à Abdourahman Waberi, lauréat 2015 pour La divine chanson (Zulma), Hubert Mingarelli, lauréat 2014 pour L’homme qui avait soif (Stock) et Hubert Haddad, lauréat 2013 pour Le peintre d’éventail (Zulma).
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