Après quatre ans de travaux, le Musée d’ethnographie de Genève (Meg) a rouvert le week-end dernier, créant en son sein une bibliothèque publique, avec à sa tête Maria Hugo. Cette Suissesse au parcours éclectique a mis en place un outil sur mesure. En effet, après une double formation de libraire et de bibliothécaire, elle a travaillé à la bibliothèque de l’Institut universitaire d’études du développement, puis à celle de Lullier, où elle se spécialise dans l’agronomie, l’architecture du paysage et même l’horticulture, a été archiviste à l’Hôpital des enfants… Elle est arrivée en novembre 2013 au musée, pour penser ce nouveau lieu qui accueille 45 000 références, dont, sous une lumineuse nef, 5 000 volumes en libre accès ainsi que 16 000 heures d’archives sonores. Car le Meg possède un riche patrimoine ethnomusicologique. La première chose qu’il a fallu adapter a été la classification. Après de longues recherches, elle découvre dans une bibliothèque de Bâle l’indexation OCM (Outline of cultural materials) inventée à Yale. "Elle est plus adaptée que la Dewey ou la CDU, car elle met clairement en valeur l’ethnologie et permet de retrouver facilement les questions de "culture matérielle" qui sont les points forts du Meg, explique-t-elle. Par ailleurs, je voulais une classification qui soit très simple d’accès, et l’OCM, avec des indices à trois chiffres (quatre parfois), a cette qualité." Ce qui s’est vérifié dès le week-end dernier où elle a pu "orienter les gens très facilement". Anne-Laure Walter