Disparition

Max Gallo est mort

Max Gallo sur le plateau de "Vivement Dimanche" en 2015

Max Gallo est mort

Le romancier, biographe et historien Max Gallo est mort le 19 juillet à l'âge de 85 ans. Il occupait le fauteuil 24 de l'Académie française et laisse une œuvre considérable.

J’achète l’article 1.50 €

Par Vincy Thomas,
Créé le 19.07.2017 à 19h21,
Mis à jour le 20.07.2017 à 16h41

Le romancier, biographe et historien Max Gallo, auteur de plus d'une centaine d'ouvrages, est mort ce mercredi 19 juillet à l'âge de 85 ans. Il souffrait de la maladie de Parkinson.

Né le 7 janvier 1932 d'une famille d'immigrés italiens à Nice, l'écrivain avait été élu membre de l'Académie française en mai 2007 au fauteuil de Jean-François Revel.

Max Gallo a commencé sa carrière comme enseignant avant de se lancer dans l'écriture à la fin des années 1960. Il a été notamment éditorialiste à l'Express durant 10 ans, avant de diriger le quotidien Le Matin de Paris.

De la gauche à la droite

Très impliqué dans la politique, cet ancien membre du Parti communiste puis du Parti socialiste s'est successivement engagé pour François Mitterrand, qu'il avait rencontré sur le plateau d'Apostrophes en 1976. Le Président de la République l'a nommé secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement entre 1983 et 1984, avant de devenir député européen. Puis il s'est rapproché de Jean-Pierre Chevènement et a finalement soutenu Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007.

Il a aussi été l'auteur de nombreuses polémiques et de nombreuses critiques sur son travail d'historien. Malgré les attaques et son virage politique vers la droite, il persistait à croire que l'égalité et le rejet des inégalités étaient les moteurs de l'esprit français.

Max Gallo laisse une œuvre littéraire considérable. Romancier, il a écrit, entre autres, Le cortège des vainqueurs, Une affaire intime, La Route Napoléon (tous trois chez Robert Laffont), France, La demeure des puissants, Belle époque (chez Grasset), Le Pacte des assassins, Caïn et Abel (chez Fayard). A ses débuts, il s'était même frotté à la politique fiction avec La grande peur de 1989 (Robert Laffont, 1966).

Il a surtout rédigé de grandes sagas romanesques, mêlant la grande Histoire à la petite: La baie des Anges (4 volumes, Robert Laffont), La machinerie humaine (11 volumes, Fayard), Les Romains (5 volumes, Fayard), Bleu Blanc Rouge (3 volumes, XO)... Chez XO il a également publié l'essai Jésus, l'homme qui était Dieu (2010).

Un passionné des grands hommes

En Histoire, il s'intéressait à tout. Même s'il confiait il y a trente ans à Bernard Pivot qu'être "historien, c'est être masochiste." Il a notamment écrit, toujours chez XO, une série cinq tomes Une histoire de la 2e Guerre mondiale ou le récent Richelieu. La foi dans la France (XO, 2015). On lui doit également de nombreux livres sur le fascisme, le franquisme, la gauche, la Révolution française, l'Europe, l'Empire romain. Eclectique et souverainiste, il avait connu un gros succès avec La Nuit des longs couteaux (Robert Laffont, 1971).

Comme biographe, il s'était attardé sur Napoléon (4 tomes, Robert Laffont), De Gaulle (4 tomes, Robert Laffont), Victor Hugo (2 tomes, XO), Louis XIV (2 tomes, XO) mais aussi Robespierre, Jaurès, Rosa Luxembourg, Voltaire, César, Henri IV (Henri IV, un roi français, XO, son ultime ouvrage). 

Max Gallo a aussi rédigé les mémoires de Martin Gray, Au nom de tous les miens (Robert Laffont, 1971) et publié chez XO en 2012 ses propres Mémoires, L'oublié est la ruse du diable, édité en poche en novembre dernier chez Pocket.

On notera enfin la parution en mars dernier chez Grasset de l'autobiographie de Marielle Gallet, la compagne de l'écrivain depuis 1993, Bella ciao: ma vie avec Max Gallo.
 


Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités