Phénomène : "Corto Maltese", mon beau marin

Corto Maltese semble en passe de réussir son retour, vingt-trois ans après son dernier voyage. Le marin sexy imaginé par l’Italien Hugo Pratt, mort en 1995, a repris du service dans un 13e album, Sous le soleil de minuit, avec Juan Díaz Canales au scénario et Rubén Pellejero au dessin. Toutes éditions confondues, 25 000 exemplaires se sont vendus en quatre jours, sur un tirage de 300 000 pour l’édition courante et de 20 000 pour l’édition de luxe en noir et blanc, réimprimée à 15 000.

Alors que le pari était risqué pour Casterman, le duo ibérique, chevronné il est vrai, s’en est tiré avec brio. On retrouve dans l’album le goût de l’aventurier pour la navigation, les grands espaces, les femmes et les nobles causes, avec ce qu’il faut de références à des personnages réels comme Jack London et la prostituée Waka Yamada, et d’humour ("qu’est-ce qu’il est beau !" disent les prostituées de Dawson). Le plan marketing a été à la hauteur de l’enjeu : embargo, couverture dévoilée dans Le Figaro, Corto sur les billets de train SNCF, compte à rebours et répliques cultes sur les réseaux sociaux. "Il fallait créer l’attente, explique le directeur éditorial de Casterman, Benoît Mouchart. La dernière génération qui a lu Corto Maltese a entre 30 et 40 ans, il doit en conquérir une nouvelle". Claude Combet


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