Entretien

Pyramyd fête ses 20 ans en librairie

Céline Remechido (à gauche) et Christelle Doyelle (à droite), éditrices de Pyramyd. - Photo ©OLIVIER MARTY

Pyramyd fête ses 20 ans en librairie

La maison indépendante spécialisée en graphisme et culture visuelle fête son vingtaine anniversaire en mai, et lance une opération en librairie. Entretien avec Céline Remechido et Christelle Doyelle, respectivement directrice éditoriale et éditrice de la maison. 

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Par Cécilia Lacour,
Créé le 22.04.2021 à 16h27,
Mis à jour le 22.04.2021 à 18h45

Comment a évolué la maison ces vingt dernières années ? 

Céline Remechido : Lancée il y a vingt ans au sein de la société Pyramyd NTCV, la maison est indépendante depuis six ans. Notre catalogue est consacré au graphisme et à la culture visuelle. Nous l’avons progressivement ouvert à la culture urbaine, la photographie ou encore le street-art. Quand Pyramyd a été créée, personne ne savait ce qu’était le graphisme. Aujourd’hui, on parle de design dans tous les domaines. Pyramyd a grandi avec cette notion qui a explosé et l’a accompagnée. 

Comment vivez-vous votre indépendance ?

Christelle Doyelle : Nous sommes deux en interne. Avec Céline, nous nous occupons de l’éditorial, la presse, le commercial… Nous passons nos journées à changer de métier ! C’est très enrichissant et nous avons peu à peu construit les conditions de travail idéales. 

C. R. : Le versant de l’indépendance est que nous n’avons pas de groupe pour absorber les difficultés. Avec la pandémie, nous avons resserré notre programme. Il faut être malin pour passer cette zone de turbulence. D’autant plus que les librairies de musées, dans lesquels nous sommes présents, sont fermés depuis six mois. 

Que prévoyez-vous pour les 20 ans de la maison ? 

C. D. : Nous lançons une opération en librairie avec Harmonia Mundi, notre diffuseur depuis deux ans. Pour présenter notre univers, l’auteur de Pommecul, Pierre Buzulier, a créé un jeu de sept familles représentant les sept axes de notre catalogue. Pour l’achat de deux titres entre mai et septembre, les clients des librairies participant à l’opération recevront un jeu de sept familles. 

C. R. : Nous rééditions aussi deux livres clés de notre catalogue : Transgression de Rick Poynor, un essai sur le post-modernisme épuisé depuis dix ans, et Culture graphique : une perspective de Stéphane Darricau, épuisé depuis quelques mois. Ce sont deux livres que tous les étudiants en graphisme devraient avoir dans leur bibliothèque, il a donc été important pour nous que ces nouvelles éditions soient moins chères que les précédentes. 

Quels sont vos axes de développement ?

C. R. : Nous développons le segment des jeux. Nous allons par exemple publier en septembre Le mémo de la photo de Joshua Jara Kercher, un memory composé de 25 photos iconiques à reconstituer. 

C. D. : Nous voulons aussi consolider notre axe pédagogique avec la publication de La mode de Jay Calderin en septembre. Ces ouvrages pédagogiques prennent un temps infini à faire mais ils enrichissent notre fonds. Ce qui est absolument vital pour nous puisque 50 % de notre chiffre d’affaires provient de notre fonds. Par exemple, Mise en page(s), etc. de Claire et Damien Gautier est imprimé chaque année depuis douze ans. Nous sommes certaines que Le guide de la fabrication de Margherita Mariano, sorti le 8 avril, suivra le même chemin.


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