Le 28 mai, Relay doit ouvrir à Orly-Ouest son premier magasin conçu selon un nouveau concept résumé par le slogan « Be relax, be Relay ». Sur 120 m2, aménagés avec un nouveau mobilier, le point de vente proposera, en plus des rayons presse et librairie, une offre « contribuant au plaisir et au confort du voyage », comme le précise Michel Pérol, directeur général de l’enseigne pour la France, avec une sélection de jouets, bagagerie, souvenirs, restauration légère ou encore accessoires numériques. Un « bar numérique » présentera également des liseuses, « et bientôt des tablettes », faisant écho au nouveau service de vente de livres numériques du site Relay.com. « Dans un contexte difficile pour la distribution de presse, nous voulons donner aux gens une bonne raison de continuer à venir dans nos magasins, argumente Michel Pérol. En plus, en répondant à l’évolution de la demande, qui veut tout trouver au même endroit, nous limitons notre dépendance à l’actualité éditoriale. » Une évolution qui, selon le dirigeant, ne pénalisera nullement les ventes de livres, car ces derniers bénéficieront d’une exposition plus forte en facing censée susciter les achats d’impulsion. Prêt à décliner son concept dans ses 900 magasins (gares, métro, aéroports, hôpitaux…), le groupe entend aussi en renforcer la segmentation en lien avec leur emplacement, leur clientèle et leur surface. Aux côtés de Relay (presse avec moins de 1 000 références en livres), Relay Livres (presse avec une petite librairie de 3 000 titres) et Payot (librairie de 10 000 titres), se développent aussi les enseignes Hubiz (presse avec épicerie-snacking dans le réseau banlieue) ou encore Tribs (presse et livres avec restauration dans les gares de province). Mais, auparavant, la filiale de Lagardère Services doit convaincre la SNCF de lui renouveler la concession des 300 magasins qu’elle exploite dans les gares et qui contribuent à hauteur de 350 millions d’euros à son chiffre d’affaires global de 882 millions. De fait, pour la première fois, le groupe ferroviaire a lancé un appel d’offres qui devrait mettre Relay en concurrence notamment avec WHSmith, distributeur britannique de presse et de livre, et Elior, spécialiste de la restauration. Sachant que Relay réalise près de la moitié de ses 50 millions d’euros de ventes de livres dans les gares, l’attribution de cette concession, dont on connaîtra le bénéficiaire au cours de l’été, ne laisse pas indifférente l’édition française. Clarisse Normand
Relay, virage sur l’aile
Mise en concurrence pour la concession des magasins situés dans le réseau SNCF, l’enseigne lance un nouveau concept d’espace commercial.
