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Arrière-petits-fils du fondateur, en 1913 à Bordeaux, de L'Ecole, devenue L'Ecole des loisirs, dont sa famille est toujours actionnaire, il est tombé dans la marmite quand il était petit. Mais c'est chez Vents d'ouest, alors filiale d'Hatier, que Louis Delas, 51 ans, dont la démission de la direction générale de Casterman et du pôle jeunesse de Flammarion fait grand bruit (voir p. 42), s'est lancé dans l'édition à la fin des années 1980. Depuis, il n'a plus quitté la BD, passant une décennie chez Glénat, repreneur de Vents d'Ouest, avant de rejoindre Casterman en 1999.
Lorsqu'elle est reprise par Flammarion l'année suivante, la maison belge éditrice de Tintin et de Martine est "au bord du gouffre", se souvient Louis Delas. Il l'a redressée et renforcée au point de pouvoir étendre progressivement son domaine au sein du groupe. Membre du comité de direction de Flammarion, le DG de Casterman, qui détient 50 % de Jungle avec Steinkis, est président d'Audie-Fluide glacial et DG de Flammarion Jeunesse/Père Castor et d'Autrement Jeunesse. Un large éventail qui a contribué à faire germer chez lui, comme chez son père Jean, qui souhaite le voir prendre sa succession comme codirecteur général de L'Ecole des loisirs, l'idée d'une alliance pour la promotion, la diffusion et le développement numérique et international entre l'éditeur pour la jeunesse et Casterman, dont il aurait assuré la direction. Faute d'accord avec Antoine Gallimard, Louis Delas quitte le groupe "extrêmement triste". Mais, en janvier à L'Ecole, il arrivera avec de nombreux projets. Dans la BD ? Il n'est pas interdit de le penser.
