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Sarah Jollien-Fardel remporte le prix du roman Fnac 2022

Sarah Jollien-Fardel - Photo M-P Cravedi

Sarah Jollien-Fardel remporte le prix du roman Fnac 2022

Le 21e prix du roman Fnac est attribué au premier roman de Sarah Jollien-Fardel, Sa préférée, paru aux éditions Sabine Wespieser. Il lui sera remis ce jeudi 8 septembre au théâtre du Châtelet à paris.

Par Éric Dupuy,
Créé le 08.09.2022 à 08h30 ,
Mis à jour le 08.09.2022 à 15h17

Sélectionné pour le Goncourt 2022, le roman de Sarah Jollien-Fardel, Sa préférée (Sabine Wespieser) a remporté le 21e prix du roman Fnac. La Suisse de 51 ans succède au palmarès à Jean-Baptiste Del Amo primé en 2021 pour Le Fils de l’homme (Gallimard). Son prix lui sera remis ce jeudi soir, au théâtre du Châtelet à Paris, en présence d'Isabelle Carré et Dominique A.  

Avec ce premier roman, fort et poignant sur l’émancipation féminine et le poids d’un passé violent, la Valaisanne a su convaincre le jury du prix composé de 400 adhérents et 400 libraires Fnac. Rédactrice en chef du magazine littéraire Aimer Lire, Sarah Jollien-Fardel a confié avoir brulé l'an dernier tous ses écrits "pour raisons personnelles". Elle signe donc ce premier roman "violent mais d'espoir".

Le prix du roman Fnac s’inscrit dans l’engagement de l’enseigne de soutenir et faire découvrir au plus grand nombre des talents émergents. Sarah Jollien-Fardel ira à la rencontre des lecteurs et lectrices tout l’automne lors d’événements organisés dans différentes Fnac partout en France, à Paris, Nantes, Angers, Strasbourg, Bordeaux ou encore Rouen.

Le roman est également sélectionné pour le prix Goncourt des lycéens, organisé par ailleurs par la Fnac avec le Ministère de l'Education Nationale, dont le lauréat sera connu le 23 novembre.  

 

"Sa préférée", la présentation de son éditeur : 

Jeanne apprend tôt à esquiver la brutalité perverse de son père. Si sa mère et sa sœur se résignent aux coups et à la déferlante des mots orduriers, elle lui tient tête jusqu’à ce qu’un jour, pour une réponse péremptoire prononcée avec l’assurance de ses huit ans, il la tabasse. Convaincue que le médecin du village va mettre fin au cauchemar, elle est sidérée par son silence. Dès lors, la haine de son père et le dégoût face à tant de lâcheté vont servir de viatique à Jeanne. Le suicide de sa sœur quelques années après agit comme une insoutenable réplique de la violence fondatrice. Réfugiée à Lausanne, la jeune femme trouve enfin une forme d’apaisement. Habitée par sa rage d’oublier et de vivre, elle se laisse pourtant approcher par un cercle d’êtres bienveillants, s’essayant même à une vie amoureuse..

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