Justice

"Sarko s'est tuer" : Jouyet, Davet et Lhomme relaxés

Gérard Davet et Fabrice Lhomme sont chargés de l'investigation au "Monde". - Photo (C) JULIEN FALSIMAGNE

"Sarko s'est tuer" : Jouyet, Davet et Lhomme relaxés

A la suite de la publication de Sarko s'est tuer (Stock), François Fillon poursuivait le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, ainsi que les deux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme et leur éditeur, pour "diffamation". Jeudi 9 juillet, le tribunal correctionel de Paris les a relaxés.

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Par Marine Durand,
Créé le 09.07.2015 à 15h32,
Mis à jour le 09.07.2015 à 21h34

Gérard Davet, Fabrice Lhomme et leur éditeur Stock, ainsi que Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l'Elysée, ont été relaxés ont été relaxés par le tribunal correctionel de Paris, jeudi 9 juillet, dans l'affaire Fillon-Jouyet, indique ce jeudi Le Monde.fr. "La présidente du tribunal, Fabienne Siredey-Garnier, a estimé que les propos tenus par Jean-Pierre Jouyet devant les deux journalistes pouvaient être "reconnus diffamatoires". Mais elle également estimé que les trois hommes avaient le bénéfice de la bonne foi et ne pouvaient donc être condamnés", détaille le quotidien.
 
L'actuel secrétaire général de l'Elysée et les journalistes du Monde étaient poursuivis par François Fillon pour "diffamation" en raison de propos rapportés dans le livre Sarko s'est tuer, paru le 5 novembre chez Stock, puis dans des articles signés Lhomme et Davet.

Dans ce titre ayant fait couler beaucoup d'encre à sa parution, les deux enquêteurs racontaient que l'ex-Premier ministre avait demandé à Jean-Pierre Jouyet, lors d'un déjeuner privé, d'accéler les poursuites à l'encontre de Nicolas Sarkozy, lui intimant de "taper vite" afin d'éviter le retour en politique de l'ancien président de la République. Dès la sortie du livre, Jean-Pierre Jouyet comme François Fillon s'étaient empressés de démentir. Fabrice Lhomme et Gérard Davet avaient alors décidé de rendre public un enregistrement de Jean-Pierre Jouyet leur racontant la scène et réalisé lors d'une interview à l'Elysée.

La "bonne foi" pour les journalistes
 
Jeudi 9 juillet, le tribunal a donc suivi les réquisitions de la procureure Annabelle Philippe qui, lors de l'audience le 28 mai, avait requis la relaxe sans prononcer le mot. La magistrate avait jugé que la responsabilité de Jean-Pierre Jouyet ne pouvait être retenue, car personne n'avait les moyens de dire qu'il "a participé en son nom propre à la diffusion de l'information". Quant aux journalistes, Annabelle Phillipe avait indiqué qu'ils devaient selon elle bénéficier de la "bonne foi" car leur enregistrement pouvait être considéré comme "une base factuelle suffisante".

Selon Le Monde.fr, "toutes les parties affichaient leur satisfaction après l’énoncé du jugement", l'avocat de François Fillon, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, estimant que l'honneur de son client avait été "lavé" puisque les propos avaient été reconnus diffamatoires.

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