Une sélection torride pour le prix Sade 2015 | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 17.09.2015 à 13h50 (mis à jour le 24.09.2015 à 21h44) Erotisme

Une sélection torride pour le prix Sade 2015

Thibault de Montaigu - Photo J.-F. PAGA/GRASSET

Masturbation, nécrophilie, prostitution et même porno-culinaire : le prix Sade 2015 a retenu neuf romans et essais pour sa sélection. Il sera décerné le 24 septembre. 

Le jury du prix Sade a révélé sa sélection dans la soirée du mercredi 16 septembre. Neuf romans et essais sont en lice, dont trois livres édités chez Grasset. Le prix sera remis le 24 septembre au Silencio, à Paris, et le lauréat recevra une œuvre originale de Jorge Amat, créée spécialement à la demande du jury. 

Présidé par Emmanuel Pierrat, avocat, écrivain et blogueur juridique à Livres Hebdo, le jury est composé de François Angelier, Catherine Corringer, Ruwen Ogien, Catherine Robbe-Grillet, Guy Sarpetta, Jean Streff et Laurence Viallet.

Comme chaque année, la sélection révèle une diversité de genres – essais, premier roman, nouvelles... – et une grande variété de mœurs – de l'autoérotisme à la transsexualité en passant par le porno-culinaire et la prostitution.
  • Animale, de Laure Anders chez (Buchet-Chastel). Les nouvelles de ce recueil explorent les thèmes du corps, de l'animalité, du désir et de la mémoire familiale.
  • Des sangs, d’Audrée Wilhelmy (Grasset). Dans ce roman, Féléor Barthélémy Rü hérite de son aïeul une immense fortune ainsi que le désir de tuer et de goûter la chair crue. Il développe ces plaisirs au contact des femmes, qui deviennent pour certaines ses épouses et victimes.
  • La Fleur du capital, de Jean-Noël Orengo (Grasset). Destins croisés au cœur de Pattaya, ville thaïlandaise à la réputation sulfureuse, où se pressent tout au long de l'année des Européens avides de plaisirs tarifés. En cinq actes, se racontent Kurtz, qui vend son corps au plus offrant, Marly, l'expatrié amoureux de Porn, jeune transsexuelle, Harun, architecte obsédé et Scribe, l'écrivain attaché à sa ville. Premier roman.
  • Les Mille et une bibles du sexe, de Yambo Ouologuem (Vents d’ailleurs). Une histoire érotique ayant pour finalité de pousser au dépassement des frontières qui enferment et enserrent l'être humain.
  • Papi jute dans la sauce aux câpres, de Christophe Siebert (La Belle Epoque). Une nouvelle relevant d’un genre un peu marginal, le porno-culinaire.
  • Pornification : vie de Karin Schubert, de Jean-Luc Marret (Intervalles). Une belle jeune femme blonde se rêve actrice. Remarquée pour son physique plantureux, elle interprète des rôles de plus en plus dénudés, jusqu'à tourner dans des films pornographiques. L'érotisation contrainte de sa carrière suivra la libération et la marchandisation des corps de la seconde moitié du XXe siècle.
  • Sade à Acapulco, d’Olivier Saison (Cambourakis). Le vieux Sade, exilé sous les tropiques et devenu libraire, traîne sa mélancolie dans les terres de la Nouvelle-Espagne. Une indigène et une Européenne acceptent de s'essayer à l'étrange machine qu'il a fait importer de Hollande.
  • Trois milliards de pervers : grande encyclopédie des homosexualités (Acratie). Paru en 1973, l'ouvrage fut rapidement interdit pour outrage aux bonnes moeurs. Il scellait l'irruption de l'homosexualité dans la société française. 
  • Voyage autour de mon sexe : se faire l’amour, de Thibault de Montaigu (Grasset). Ici, Thibault, 26 ans, redécouvre les plaisirs solitaires lors d'un voyage en Arabie Saoudite, contraint à l'abstinence. 
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