Denoël

« Le nouvel esprit Denoël ». La formule est de Marie Clerc, responsable presse de Denoël, mais c'est bien sa directrice, Dorothée Cunéo, qui a choisi d'en faire le leitmotiv de sa maison pour 2020. Nommée fin mai à la tête de la filiale de Madrigall, en tandem avec le gérant Frédéric Schwamberger, elle aborde la rentrée d'hiver avec l'envie de montrer le nouveau visage de sa « start-up » fondée en 1930, dont un tiers de l'équipe a été renouvelé depuis le début de l'année. Premier geste de la directrice, donner un « tournant plus littéraire » à la ligne. Comprendre moins de polars, moins de littérature grand public, et un soutien accru aux auteurs qui font briller Denoël, comme le Norvégien Karl Ove Knausgaard. Le temps fort de janvier est aussi l'occasion de dévoiler « une vraie collection de littérature française », avec une charte graphique dédiée et une couverture rouge éclatante designée par Philippe Apeloig. Y sont programmés Ce que nous sommes, de Caroline Bongrand, dont les derniers textes étaient parus chez Stock, ainsi qu'un premier roman.

Le programme du premier trimestre marque un retour en force des documents, « mais aussi de textes à cheval entre littérature et non-fiction, soit par le côté journalistique, soit par le côté plus intime », décrit Dorothée Cunéo. Cette percée vers la narrative non-fiction s'illustre particulièrement dans trois textes. 18.3, une année à la PJ, de la romancière Pauline Guéna, qui s'est glissée pendant un an dans les coulisses d'une PJ de région parisienne. Troadec et moi, dans lequel la jeune correspondante de BFMTV Anaïs Denet raconte comment un fait divers sordide en Loire-Atlantique est peu à peu devenu une obsession. Et Pardon, qui signe le retour en librairie d'Eve Ensler, l'auteure des Monologues du vagin. Ce récit, qui paraît dans la collection de littérature étrangère développée par Talya Chaumont, prend la forme d'une lettre d'excuses fictive, que la dramaturge américaine aurait aimé recevoir de son père abusif. À cette rentrée résolument féminine s'ajoutera un texte de l'humoriste belge Charline Vanhoenacker. « Nous voulons porter de nouvelles voix », résume Dorothée Cunéo, qui s'attellera bientôt à un autre chantier de la maison pour 2020 : l'anniversaire des 90 ans. Marine Durand


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