Virgin dément toute cession du magasin des Champs-Elysées

Virgin dément toute cession du magasin des Champs-Elysées

Virgin dément toute cession du magasin des Champs-Elysées


Annoncée par la presse ce matin, la fermeture du magasin amiral de l'enseigne n'est pas confirmée par la direction.

Par Cécile Charonnat,
avec cch Créé le 15.04.2015 à 23h36

La surprise a été grande chez les salariés de Virgin lorsqu'ils ont appris ce matin, à la lecture du Figaro, que l'enseigne “se prépare à quitter les Champs-Elysées”.

Selon le quotidien, “le distributeur de produits culturels vient d'engager [...] plusieurs cabinets immobiliers afin de trouver un repreneur à son emplacement emblématique des Champs-Elysées”.

Interrogée, la direction de Virgin, par la voie de sa directrice de la communication, Pascale Hardy, dément laconiquement : “La vente de ce magasin n'est vraiment pas d'actualité.”

Véritable navire amiral de l'enseigne, récemment rénové et réorganisé, le point de vente situé sur la plus belle avenue du monde occupe 7 000 m2, dont 4 500 dédiés à la vente, et réalise près de 20 % du chiffre d'affaires de Virgin Stores selon Sylvain Alias, délégué syndical Sud.

“Depuis trois ans, ce magasin perd de l'argent et, avec la crise, le mouvement a dû s'accentuer”, poursuit le délégué syndical, qui se dit d'autant plus surpris que le CE extraordinaire qui s'est tenu hier n'a pas abordé la question. “Nous y avons juste été consultés sur la fermeture du magasin de Metz, mais rien n'a été dit sur les Champs-Elysées.”

Virgin Metz, installé rue Serpenoise depuis le 1er décembre 2000, tirera son rideau au printemps prochain. C'est la quatrième fermeture en moins de deux ans pour la chaîne, après celle de Bordeaux-Mérignac début 2011, du Louvre fin janvier et de Saint-Denis programmée pour la fin du mois d'avril. Un mouvement qui soulève une vive inquiétude parmi les élus du CE, qui envisagent de lancer une procédure de droit d'alerte, d'autant que le magasin de Toulouse, installé à deux pas de la place du Capitole où trônait jusqu'au 17 février la librairie Castéla, semble lui aussi sur la sellette.

Par ailleurs, l'enseigne abandonne son projet dans le centre commercial Beaugrenelle (Paris 15e). “Le bail, qui avait été signé il y a sept ans, concernait un magasin de 3 000 m2 sur deux étages. Or ce format ne correspond plus à ce que nous développons aujourd'hui”, explique Pascale Hardy. Virgin s'oriente en effet vers des modèles de magasins plus petits, autour de 1 500 m2, avec une offre raccourcie, à l'instar du prochain qui ouvrira le 21 mars à Paris Saint-Lazare.


15.04 2015

Les dernières
actualités