Viviane Hamy cherche un repreneur | Livres Hebdo

Par Pauline Leduc, le 28.05.2020 à 13h34 (mis à jour le 28.05.2020 à 14h00) Edition

Viviane Hamy cherche un repreneur

Viviane Hamy - Photo OLIVIER DION

L’éditrice prospecte auprès de groupes ou d’indépendants pour trouver un repreneur à la maison qui porte son nom et dont elle souhaite rester "gérante libre" pendant encore quelques années.

Voilà plusieurs années que Viviane Hamy est "obsédée" par la question de la transmission de la maison qu’elle a fondé il y a 30 ans. "Le livre, c’est par définition le lieu de la transmission", insiste-t-elle. "Je n’ai pas d’enfants, certains de mes collaborateurs à qui je pensais passer la main, comme Frédéric Martin et Sylvie Pereira sont partis ; je me suis rendue compte que j’étais trop affective et qu’il fallait que je prenne mes dispositions pour que la maison vive après moi". A 67 ans, l’éditrice a donc décidé de se mettre en quête d’un repreneur.

Depuis janvier, elle s’est mise à la retraite pour alléger les charges de la société, qui compte cinq salarié(e)s, mais continue à la diriger. Et compte bien continuer de le faire pour quelques années. "Je ne cherche pas à m’arrêter maintenant mais à alléger l’aspect économique : je souhaite rester gérante libre et non salariée avant de me retirer d’ici quelques années". Les deux derniers bilans de la structure "n’ont pas été très bons", la maison perd de l’argent et les conséquences de la pandémie risquent, comme pour nombre d’éditeurs, d’amplifier les difficultés. "Nous avons encore une trésorerie suffisante pour quelques mois mais je ne veux pas mettre en danger ce que j’ai bâti, mes collaborateurs et les auteurs qui me sont fidèles". Viviane Hamy et sa famille possèdent 78% de la société, une SARL à 150 000 euros de capital, le reste étant réparti entre des "amis proches". La maison est diffusée-distribuée par Harmonia Mundi. 

Ouverte à toutes les collaborations, l’éditrice prospecte depuis plusieurs mois auprès de groupes ou d’indépendants et est actuellement en pourparlers. La reprise pourrait être effective d’ici la fin de l’année. Si l’intérêt de ces divers interlocuteurs lui a rappelé que « la maison a une valeur plus importante » que ce qu’elle imaginait, la recherche est éprouvante. "Les questions de transmissions sont toujours complexes, il faut trouver un repreneur qui accepte, comprenne l’esprit de la maison et la place que je vais encore y occuper quelques temps". En attendant, Viviane Hamy travaille à sa prochaine, mais certainement pas dernière, rentrée littéraire. Elle sera portée par François Vallejo, fidèle à la maison depuis 1998, qui y signe le 3 septembre Efface toute trace.

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