Yves Simon, Jean d'Ormesson et Renaud Camus expliquent leur vote | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, avec vt, le 19.04.2012

Yves Simon, Jean d'Ormesson et Renaud Camus expliquent leur vote

Jean d'Ormesson, Yves Simon, Renaud Camus

Le Monde a publié aujourd'hui les textes de personnalités justifiant leur vote de dimanche prochain.

Le quotidien Le Monde a publié aujourd'hui dans son édition datée du 20 avril 2012 dix textes où s'expriment des personnalités, principalement des artistes, pour justifier leur vote au premier tour de l'élection présidentielle, qui a lieu dimanche prochain.

Trois écrivains ont contribué à ce dossier intitulé "Présidentielle : les raisons d'une conviction" : Yves Simon, prix Médicis pour La dérive des sentiments (Grasset, 1991), Jean d'Ormesson, de l'Académie française, et Renaud Camus, auteur du récent Septembre absolu. Journal 2011 (Fayard). Ils soutiennent respectivement François Hollande, candidat du PS, Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, et Marine Le Pen, candidate du FN.

Dans "Le nouveau prétendant doit chasser le vieil amant", Yves Simon estime que Nicolas Sarkozy n'a pas assez aimé la France et les Français ne sont sont pas sentis aussi "seuls" et "divisés". Il défend la normalité de François Hollande : "C'est de cet ordinaire-là dont nous avons le plus vif désir."

Dans "Seul Nicolas Sarkozy a l'étoffe d'un chef", Jean d'Ormesson qualifie Hollande de "sympathique" et de "charmant", mais l'écrivain, traditionnellement de droite, défend le bilan du Président de la République : "Pendant cinq ans, avec courage, dans les pires conditions, Sarkozy a tenu le pays hors de l'eau."

Enfin, dans "Nous refusons de changer de civilisation", Renaud Camus banalise le vote pour Marine Le Pen. Voter pour le père était impossible "à cause du 'détail'", alors qu'avec "Marine Le Pen cette impossibilité funeste est levée." L'auteur voit en sa candidate la seule présidentiable capable de sauver notre civilisation et notre langue.

Cet article fait partie du dossier:

Thématique

Auteurs cités (2)

close

S’abonner à #La Lettre