Sept éditeurs en forme

AParis, l'éditeur disrupteur (1/7)

Edilivre, enseigne du groupe AParis, qui veut "éditer les livres différemment" - Photo DR

AParis, l'éditeur disrupteur (1/7)

Chaque mercredi pendant l'été, Livres Hebdo présente un éditeur français parmi ceux dont le chiffre d'affaires à particulièrement augmenté au cours de l'année passée. Pour introduire cette série, zoom sur le groupe d'édition AParis, 7e au palmarès des plus fortes croissances 2015 établi par Livres Hebdo.

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Par Agathe Auproux,
Créé le 06.07.2016 à 17h13,
Mis à jour le 06.07.2016 à 18h00

Installé à la 54e place du classement Livres Hebdo des 200 premiers éditeurs français (voir numéro 1091 du 24 juin) entre Terre vivante et Editions 365, le groupe AParis, constitué d'Edilivre et Publibook, occupe surtout la 7e place du top 20 des éditeurs ayant enregistré la plus forte croissance en 2015. La holding, née en 2008, est en effet passée de 2,8 millions de chiffres d'affaires en 2014 à près de 4,6 millions en 2015, enregistrant ainsi une progression de 63% sur l'année.

Les raisons de la croissance :

Au-delà de l'acquisition de Publibook intervenue en juillet 2015, et de la vente d'I-Kiosque à Chapitre en 2014, la croissance d'AParis s'explique aussi à travers son système d'édition alternative, tant sur le plan de la sélection que sur celui de la promotion des ouvrages. AParis représente environ 6500 publications uniques par an grâce au système d'impression à la demande (POD, Print on demand).

Les locaux d'AParis, "plus proches de Google que de Gallimard" selon David Stut - Photo DR
David Stut, 42 ans, directeur général du groupe, définit AParis comme un "tremplin" qui permet "à des auteurs amateurs d'être publiés et de vendre des livres". "Nous avons les bras beaucoup plus ouverts à l'entrée, résume-t-il, nous offrons la possibilité d'être édité différemment et c'est une promesse qui parle à de plus en plus de gens". AParis travaille sans stock, imprime ses ouvrages en fonction des commandes sur Amazon ou en librairie. 

AParis, qui a l'âme d'une start-up innovante, mise également beaucoup sur l'aspect 2.0. Très présent sur les réseaux, le groupe prône l'interaction et se veut le plus accessible possible: "une façon beaucoup plus moderne et innovante de promouvoir et communiquer", explique David Stut. Et "plus on se fait connaître, plus on vend, et meilleure est notre image auprès des distributeurs", ajoute-t-il, affirmant que le livre papier représente 90% de ses ventes. AParis installe d'ailleurs en librairie les premiers corners dédiés aux ouvrages issus de l'édition alternative, d'abord en Poitou-Charentes, région test, bientôt en Île-de-France. "Nous voulons bousculer les codes de l'édition", conclut le directeur général du groupe.

Commentaires (3)

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Pierre

il y a 4 ans à 11 h 37

Il est scandaleux de citer Edilivre comme un éditeur dans une revue comme Livres Hebdo. Ces gens sont des imprimeurs, pas des éditeurs. Des imprimeurs malins qui ont un discours marketing très bien rodé pour séduire les auteurs amateurs… Je ne vois aucune valeur ajoutée éditoriale dans leur activité.


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Fabrice

il y a 4 ans à 15 h 38

Le monde de l'édition est divers. C'est même l'une de ses richesses, qu'il appartient à Livres Hebdo de refléter sans aveuglement mais sans jugement de valeur, en donnant à chacun les éléments d'information qui lui permettent , s'il le souhaite, de porter le sien. Fabrice Piault Rédacteur en chef de Livres Hebdo


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Pierre

il y a 4 ans à 10 h 59

Merci pour votre réponse. Vous avez raison.


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