Editions de Fallois : "Une année exceptionnelle" (5/7) | Livres Hebdo

Par Pierre Georges, le 03.08.2016 à 13h57 (mis à jour le 03.08.2016 à 14h00) Sept éditeurs en forme

Editions de Fallois : "Une année exceptionnelle" (5/7)

Bernard de Fallois : + 264 % grâce aux romans de Joël Dicker. - Photo OLIVIER DION

Chaque mercredi pendant l'été, Livres Hebdo présente un éditeur français parmi ceux dont le chiffre d'affaires a particulièrement augmenté au cours de l'année passée. Cette semaine, Bernard de Fallois, dont la maison se hisse au 3e rang des plus fortes croissances établi par Livres Hebdo, revient sur son année 2015.

Sur la troisième marche du podium des plus fortes croissances de l'année 2015 et au 36e  rang des éditeurs français d'après les classements établis par Livres Hebdoles éditions de Fallois réussissent un troisième exploit : celui de ne compter que cinq salariés. 

Entre 2014 et 2015, le chiffre d'affaires de la maison créée en 1987 et toujours dirigée depuis par Bernard de Fallois, 90 ans, a ainsi fait un bond spectaculaire de 91,8%, passant de 4,5 à 8,6 millions d'euros. 

Les raisons de la croissance :

"En plus de notre production habituelle, se sont ajoutés plusieurs forts succès commerciaux", explique Bernard de Fallois. Car depuis 2012 et la sortie de La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, de Fallois est surtout la maison d'un auteur : Joël Dicker. 

2015 a ainsi vu la sortie du nouveau roman de l'écrivain suisse : Le Livre des Baltimore, bénéficiant d'une impressionnante mise en place à 200 000 exemplaires. Le troisième roman du jeune auteur Suisse, dans lequel on retrouve Marcus Goldman, s'est depuis écoulé à plus de 400 000 exemplaires, d'après les estimations de GFK.

Cette même année, le phénomène éditorial de l'année 2012, La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, est également ressorti en poche. Et pour enfoncer le clou, les éditions de Fallois ont procédé, toujours en 2015, à une réédition du premier roman de l'écrivain genevois, passé relativement inaperçu lors de sa première sortie en 2012, Les Derniers jours de nos pères. "Le cumul de ces trois phénomènes éditoriaux a provoqué une année 2015 exceptionnelle", se réjouit Bernard de Fallois. 

Pourtant, d'après les mots de son fondateur, la maison n'ambitionne pas de se développer davantage et souhaite pour l'avenir conserver sa petite taille (cinq employés seulement), son catalogue (de 18 à 20 titres par an) et sa ligne directrice. "Je n'ai aucune ambition de faire plus grand", assure Bernard de Fallois. Et au vu de la santé actuelle de sa maison, avec une marge de 13%, on le comprend aisément. 

Sur les mêmes thèmes (1 articles)

close

S’abonner à #La Lettre