Entretien

Aurélie Starckmann : "2021 est une année de redéploiement pour le pratique" d’Albin Michel

Aurélie Starckmann. - Photo INANIS PHOTOGRAPHE/ALBIN MICHEL

Aurélie Starckmann : "2021 est une année de redéploiement pour le pratique" d’Albin Michel

Directrice du département pratique d’Albin Michel, Aurélie Starckmann muscle cette année son catalogue et sa communication pour inscrire la maison comme un "acteur plus important" du segment. 

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Par Cécilia Lacour,
Créé le 19.03.2021 à 12h42,
Mis à jour le 19.03.2021 à 13h00

L’année 2021 est placée sous le signe du renouveau pour le département pratique d’Albin Michel. Arrivée en mars 2020 à la tête du département, Aurélie Starckmann concrétise cette année ses projets pour accroître la visibilité de la maison auprès des lecteurs et des libraires. 

Livres Hebdo : Quels sont vos objectifs pour 2021 ?

Aurélie Starckmann : Albin Michel est une marque avec une belle notoriété. Si elle est connue et installée en littérature et en jeunesse, elle est moins identifiée sur le segment pratique. Mon objectif est que le département devienne un acteur plus important dans les rayons nature et jardin, loisirs créatifs, cuisine, santé et vie de famille. Je veux installer Albin Michel en tant qu’éditeur de livres qui accompagne le lecteur à chaque moment de sa vie. Pour moi, c’est un axe très fort car la vraie utilité et la raison d’être du livre pratique est là. Aussi 2021 est une année de redéploiement pour le département pratique. J’augmente le nombre de titres : une cinquantaine de livres seront publiés cette année. Je souhaite garder une production raisonnée. Une grande partie du catalogue relève de la création et je lance un programme équilibré entre auteurs installés et jeunes pépites. 

Pouvez-vous nous en dire davantage ? 

Dans un premier temps, il s’agit d’animer le fonds. Nous avons des autrices durablement installées comme Ginette Mathiot, avec Je sais cuisiner publié en 1932, et Laurence Pernoud, dont J’attends un enfant a été édité en 1956. Je vais continuer à actualiser ces long-sellers. La nouvelle édition de J’attends un enfant, sortie en janvier, propose un passage sur le Covid et ses conséquences sur la grossesse. Par ailleurs, j’ai eu à cœur de mettre en avant une mère de 35-40 ans sur la couverture pour m’adapter aux évolutions de la société. Dans un deuxième temps, je vais faire entrer de nouveaux auteurs dans le catalogue : des professionnels reconnus, des personnalités connues, des auteurs connectés et des jeunes talents qui montent. Leur point commun : ce sont des personnes passionnées, animées et habitées par leur sujet, leur métier ou leur passion. 

Cela signifie-t-il que vous allez ouvrir le champ des thématiques présentes dans votre catalogue ? 

Oui, je veux publier des ouvrages sur tous les sujets de la vie pratique avec des thématiques de fonds comme la maternité, le végétarisme, les besoins de l’enfant, mais aussi sur des thématiques dans l’air du temps comme l’ésotérisme, le retour au naturel, le do-it yourself. La collection "Je fais tout moi-même", inaugurée en avril prochain, vise d’ailleurs à être multi-thématique. Je vais aussi publier des livres sur des sujets sur lesquels Albin Michel n’est pas forcément attendu. 

La collection "Les clés de l’ésotérisme", que vous avez lancée en février, propose des couvertures inédites pour le catalogue d’Albin Michel. Avez-vous ouvert un chantier sur la fabrication des ouvrages ?

Jusqu’ici, une grande partie du catalogue était imprimée en noir avec peu d’illustré. Nous avons revu les formats, les papiers et les types de couvertures pour pouvoir nous adapter à chaque thématique. Nous allons par ailleurs travailler avec des imprimeurs écoresponsables et imprimer les livres sur des papiers issus de forêts gérées durablement. Il s’agit de proposer une jolie fabrication pour que la forme valorise le contenu. 

En matière de communication, comment accroître la visibilité du département pratique d’Albin Michel ? 

Nous avons lancé le 25 août dernier le compte Instagram Albin Michel et moi. Nous n’avons volontairement pas utilisé le mot « pratique », un peu réducteur compte tenu de la variété de nos publications. En deux-trois mois, nous avons été suivis par 3000 abonnés. Aujourd’hui, nous en avons plus de 5000. 

Et auprès des libraires ? 

Nous avons par exemple envoyé une surprise à plusieurs centaines de libraires en début d’année. Ils ont reçu un colis avec un courrier imprimé sur du papier à planter, une gourde en inox, une amulette porte-bonheur et un bento avec des couverts réutilisables. Une manière de faire un cadeau utile et durable pour leur montrer le renouveau du département.


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