Décès

Cinéaste maudit et écrivain discret, Michael Cimino passe les portes du paradis

Michael Cimino - Photo DR

Cinéaste maudit et écrivain discret, Michael Cimino passe les portes du paradis

Cinéaste culte et maudit, Michael Cimino est mort à l'âge de 77 ans le 2 juillet. Il avait écrit deux ouvrages, parus chez Gallimard.

J’achète l’article 1.50 €

Par Vincy Thomas,
Créé le 04.07.2016 à 14h17,
Mis à jour le 04.07.2016 à 15h00

Avec la gloire de Voyage au bout de l'enfer (Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur) et le désastre financier des Portes du Paradis, à deux ans d'intervalle, Michael Cimino a été successivement l'un des cinéastes les plus prometteurs d'Hollywood, et l'un des plus maudits du système. Il n'aura finalement réalisé que 7 films en un peu plus de vingt ans, ne tournant quasiment plus rien depuis 1996.

Né le 3 février 1939 et mort le 2 juillet à l'âge de 77 ans, ce diplômé en beaux-arts de l'Université de Yale a préféré l'écriture sur la fin de sa vie, sans doute trop écœuré par ses tensions avec les studios. En 2001, Gallimard publie ainsi dans la collection "La noire", Big Jane, son premier roman, traduit par Anne Derouet. Il s'agit de l'histoire de Jane, dans les années 1950, qui traverse les Etats-Unis avec un biker, chanteur et poète, pour fuir son père. Le livre a reçu le prix Lucien-Barrière au Festival de Deauville et Cimino sera distingué la même année comme Chevalier des Arts et des Lettres.

Trois ans plus tard, dans la même collection, Gallimard édite Conversations en miroir: mythiques mésaventures à Hollywood, suivi de A Hundred Oceans, traduit par Francesca Pollock. Le premier texte est à la fois une suite de confessions et une critique d'Hollywood, le second est le récit d'un mineur de l'Arizona, atteint d'une maladie incurable et qui décide de changer de vie. 

En 2013, Flammarion a publié un livre d'entretiens du réalisateur par Jean-Baptiste Thoret, Michael Cimino, les voix perdues de l'Amérique.

Notons enfin, qu'en tant que cinéaste, il a adapté L'année du dragon de Robert Daley (Albin Michel), Le Sicilien d'après le roman de Mario Puzo (Robert Laffont) et La maison des otages inspiré du livre de Joseph Hayes (Belfond).

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités