Disparition

Traducteur, critique et grand romancier, Yehoshua Kenaz est mort le 12 octobre à Petah Tikva (Israël) des suites de la Covid-19. Aimant la France où il se retirait pour écrire, il s’y fit connaître du grand public en 2003 à la publication d’Infiltration (Stock), qui fut adapté en 2011 par le réalisateur Dover Kosashvili.
 
Né le 2 mars 1937 en Palestine mandataire, il s’engage dès sa jeunesse en faveur des lettres grâce à des études de philosophie et de langues romanes à l’université hébraïque de Jérusalem, puis en gagnant la France et le Quartier latin où il poursuit sa formation en littérature française. 
 
Celui qui portait aux lèvres de ses personnages les paroles de Camus – « L’amour demande un peu d’avenir » – laisse derrière lui une œuvre riche. Au-delà de d’une production littéraire  -La Grande femme des rêves et Paysage aux trois arbres chez Actes Sud, Vers les chats chez Gallimard, Retour des amours perdues chez Stock, … - reconnue par la critique en 1995 grâce au Prix Bialik, Yehoshua Kenaz a traduit en hébreux de grands romanciers français tel que Flaubert, Balzac, Stendhal, Maurice Leblanc ou encore Simenon. 
 
Le journal Haaretz, pour qui il a dirigé pendant plus de 30 ans le supplément culturel hebdomadaire, a exprimé sa peine après l’annonce du décès : "Il était l’un des grands noms de la littérature hébraïque."





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