Domaine étranger : une rentrée latino-américaine

Domaine étranger : une rentrée latino-américaine

Auteurs latino-américains et nord-américains seront les invités du 6e Festival America : l'occasion pour les éditeurs de les publier à la rentrée.

J’achète l’article 1.5 €

Par Claude Combet
avec Créé le 08.10.2014 à 20h37 ,
Mis à jour le 23.04.2015 à 10h06

L'Argentine Elsa Osorio publie son 5e roman chez Métailié le 23 août.- Photo DANIEL MORDZINSKI

Pour fêter ses 10 ans, le 6e Festival America, qui se déroule du 20 au 23 septembre, a décidé d'ouvrir pour la première fois la liste de ses invités aux auteurs d'Amérique latine. L'éditeur vedette en sera incontestablement Anne-Marie Métailié, qui ne compte pas moins de 12 écrivains invités, dont le plus célèbre d'entre eux, le Chilien Luis Sepúlveda (le recueil Dernières nouvelles du Sud est paru en avril). Elle publiera trois nouveautés à la rentrée : La Capitana de l'Argentine Elsa Osorio, un roman mettant en scène une militante des années 1930, Mika ; Hôtel Brasilia du Brésilien João Almino, une fiction avec pour toile de fond la construction de la capitale entre 1956 et 1960 ; et L'art de la résurrection du Chilien Hernan Rivera Letelier, prix Alfaguara 2010, dont les héros prêchent la fin du monde... Et elle reprendra des titres d'Eugenia Almeida (Argentine), Bernardo Carvalho et Luiz Ruffato (Brésil).

La rentrée littéraire est aussi l'occasion de découvrir d'autres auteurs, également invités d'America, comme le Chilien Alejandro Zambra et ses Personnages secondaires, dont le héros joue les espions pendant la dictature de Pinochet (L'Olivier) ; le Colombien Juan Gabriel Vasquez avec Le bruit des choses qui tombent, qui raconte l'amitié entre Antonio, un jeune professeur de droit, et le mystérieux Ricardo Laverde, tous deux victimes d'une fusillade (Seuil) ; le Cubain Abilio Estevez, avec Le danseur russe de Monte-Carlo, l'histoire d'un universitaire cubain qui décide de disparaître à Barcelone (Grasset) ; ou le Guatémaltèque Rodrigo Rey Rosa, avec Manège, un thriller plein de violence avec une histoire de famille et un étalon carbonisé... (Gallimard).

S'ils ne sont pas invités à America, signalons que les Colombiens Andrés Caicedo Estela, avec une ode à la musique des années 1960 et 1970 dans la ville de Cali (Que viva la musica !, Belfond), Tomás González (L'histoire d'Horacio, Carnets Nord) et Sergio Alvarez, qui raconte l'histoire de la Colombie et de la drogue (35 morts, Fayard), seront aussi traduits à la rentrée. Comme les Mexicaines Ana Clavel, qui écrit sur la jeunesse du peintre Giotto (Le dessinateur d'ombres, A. Carrière), et Elena Poniatowska, qui a jeté son dévolu sur Leonora Carrington, l'égérie des surréalistes (Leonora, Actes Sud) ; et la Cubaine Zoé Valdés (L'Ange bleu, Hermann).

Le Festival America n'en oublie pas pour autant les auteurs nord-américains. Aussi retrouvera-t-on dans la rentrée littéraire les Américains Teju Cole (Open city, Denoël), Jonathan Dee (La fabrique des illusions, Plon), Jennifer Egan (Qu'avons-nous fait de nos rêves ?, prix Pulitzer 2011, Stock), Louise Erdrich (Le jeu des ombres, et un recueil de nouvelles, La décapotable rouge, chez Albin Michel), Nick Flynn (Contes à rebours, Gallimard), Aleksandar Hemon (L'amour et autres obstacles, Laffont), Rebecca Makkai (Chapardeuse, Gallimard), Toni Morrison (Home, Bourgois), Julie Otsuka (Certaines n'avaient jamais vu la mer, Phébus), Annie Proulx (Bird cloud, Grasset), Adam Ross (Ladies & gentlemen que 10/18 publie en grand format), Karen Russell (Swamplandia, Albin Michel), Darin Strauss (La moitié d'une vie, Rivages), Héctor Tobar (Printemps barbare, Belfond). Sans oublier les Canadiens David Bezmozgis (Le monde libre, Belfond), Michael Christie (Le jardin du mendiant, Albin Michel) et Dianne Warren (Cool water, Presses de la Cité)

Les dernières
actualités