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Dossier Littérature de voyage: lire l’ailleurs

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Dossier Littérature de voyage: lire l’ailleurs

Portée par Sylvain Tesson, Mike Horn ou Olivier de Kersauson, la littérature de voyage, dont la grand-messe annuelle, Etonnants voyageurs, s’ouvre le 19 mai à Saint-Malo, a le vent en poupe. Tandis que les éditeurs indépendants rivalisent d’ingéniosité, les maisons généralistes, progressivement, renoncent à une démarche de collections pour imprégner leurs catalogues de récits de voyage.

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Par Pierre Georges,
Créé le 11.05.2018 à 00h00,
Mis à jour le 11.05.2018 à 08h29

Qu’auraient bien pu écrire Homère, Marco Polo ou Jean de Léry à l’heure des réseaux sociaux et des vols low cost? Les éditeurs spécialisés en littérature de voyage, genre aussi ancien qu’il est pluridisciplinaire, l’affirment en chœur: la démocratisation du voyage survenue ces dernières années a complètement bousculé le secteur. "Les gens voyagent plus qu’il y a encore vingt ou trente ans, et nous n’avons plus la même vision du voyage et du monde qu’avant", résume Bertrand Py, directeur éditorial d’Actes Sud. "En même temps, on n’a jamais eu autant besoin de lire avant de voyager, puisque l’intérêt pour le voyage n’a jamais été aussi fort. Les moyens de transports se sont ouverts, de nouveaux territoires émergent et suscitent un engouement éditorial, ajoute Xavier Mouginet, fondateur de la maison bordelaise Elytis. L’avenir du voyage est au beau fixe, le nôtre aussi !"

"Les gens voyagent plus qu’il y a encore vingt ou trente ans, et nous n’avons plus la même vision du voyage et du monde qu’avant." Bertrand Py, Actes Sud - Photo OLIVIER DION

Qu’ils travaillent dans de grandes maisons ou non, les éditeurs sont unanimes: la littérature de voyage, et toutes ses branches (romans, récits, carnets, histoire…), se porte bien. Tiré par les Sylvain Tesson et autres Olivier de Kersauson, à la fois "fers de lance et arbres qui cachent la forêt", le secteur ne cesse d’innover et de se réinventer. "Globalement, ce qu’on remarque aujourd’hui, c’est que tous les éditeurs s’y mettent plus ou moins. D’un segment de niche, on est passé à une littérature qui inonde tous les catalogues, même ceux des éditeurs généralistes", observe Armand de Saint Sauveur, à la tête d’Intervalles, qui publie chaque année une quinzaine de récits de voyage invitant "à la réflexion plus qu’au voyage".

"D’un segment de niche, on est passé à une littérature qui inonde tous les catalogues, même ceux des éditeurs généralistes." Armand de Saint Sauveur, Intervalles - Photo OLIVIER DION

Dépoussiérée

Spécialiste du beau livre sur le voyage, Xavier Mouginet estime qu’en l’espace d’une décennie "l’édition de voyage s’est complètement dépoussiérée". "Les éditeurs sont plus créatifs et ont réinventé leur métier. On s’empare de toujours plus de thèmes, on va chercher des sujets toujours plus pointus", estime-t-il. Sa maison, qui publie une douzaine d’ouvrages par an avec un tirage moyen à 2 500 exemplaires, a par exemple ces dernières années sorti le premier carnet de voyage dans l’espace (celui du deuxième astronaute français, Patrick Baudry) ou un carnet sur les fins tragiques d’expéditions polaires. Elytis suit aussi au plus près les tendances des voyagistes, en observant quels pays sont vendeurs ou non, et édite des livres dans ce sens. "On vient de sortir un beau livre sur l’Ethiopie, où l’industrie du voyage se développe. On aurait jamais osé faire ça il y a dix ans !, explique Xavier Mouginet. Cela prouve l’émulation du secteur."

"Nous évoluons naturellement, et la frontière s’estompe entre littérature de voyage et inspiration venue d’ailleurs." Valérie Dumeige, Arthaud - Photo OLIVIER DION

Un avis que partage Marc Wiltz, fondateur de Magellan & Cie voici vingt ans. "Il y a une vraie puissance dans cette littérature, qui est dans le témoignage plutôt que dans l’expression de l’ego." Surtout que dans les rayons littérature, l’autofiction a cédé la place à l’exofiction et à la non-fiction narrative. "Si la littérature du voyage reste une niche qui a un peu de mal à se faire une place dans les librairies traditionnelles, il y a une vraie demande du public, que l’on ressent sur tous les salons, constate-t-il. Tous les ans, on a des vrais succès éditoriaux." Sa maison, qui affiche un catalogue de 400 titres et une douzaine de collections, publie une trentaine de nouveautés par an, allant du roman au carnet de voyage et à la jeunesse. Parmi ses collections phares, "Heureux qui comme…" regroupe des récits des premiers écrivains voyageurs, "Miniatures" est réalisée en partenariat avec Courrier international, et fait découvrir un pays à travers de courts textes d’écrivains locaux.

Un 10e membre pour l’Amazon du voyage

"Notre petit Amazon du voyage" : C’est ainsi que Marc Wiltz, à la tête des éditions Magellan & Cie et membre fondateur de l’Union des éditeurs de voyage indépendants (UEVI), résume son association. Créée en janvier 2012, elle n’a cessé depuis d’élargir ses champs de compétence et de se renforcer, et vient tout juste d’accueillir son 10e membre: L’Asiathèque, qui édite des méthodes de langues (1).

Le principe reste le même: les maisons membres mettent en commun leurs catalogues, comptant aujourd’hui 1 500 titres au total, mais aussi leurs compétences ou encore leurs stands sur les salons. "On est beaucoup moins petits quand on se bat ensemble", se réjouit William Mauxion à la revue Bouts du monde. "D’autant qu’il n’y a aucune concurrence entre nous, car nos 10 catalogues sont complémentaires, riches et éclectiques", ajoute-t-il.

Et ça prend. "Sur les salons, on gagne énormément en visibilité. Notre stand transpire la passion et la connaissance du monde", se félicite Didier Labouche, dirigeant de Géorama, évoquant le chiffre d’une cinquantaine de manifestations en commun chaque année. Sous le nom commercial de Librairie du voyageur, l’association dispose aussi de sa propre plateforme de ventes en ligne. "Le but : s’entraider plutôt que de se tirer dans les pattes", résume Marc Wiltz.

(1) L’UEVI regroupe Elytis, Géorama, Gingko, Magellan & Cie, Transboréal, Nevicata, Intervalles, Nomades, la revue Bouts du monde et L’Asiathèque.

Pour Michel Le Bris, fondateur du festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo, dont la prochaine édition se tient du 19 au 21 mai, "le genre se transforme, entre le roman et le récit, entre la fiction et la non-fiction", et vit une pleine "émulation créative". Du nature writing à ce qu’il nomme les "nouveaux promeneurs solitaires" en passant par des ouvrages de "géopoétique du monde", la littérature de voyage est sans cesse agitée par de nouveaux courants.

Egalement libraire à Paris et membre de l’Union des éditeurs de voyage indépendants (UEVI, voir encadré), qui regroupe dix maisons spécialisées, Marc Wiltz note que "tous les éditeurs indépendants ont des résultats stables qui leur font envisager l’avenir avec sérénité". D’après Didier Labouche, directeur de Géorama, qui publie récits de voyage, beaux livres, mais aussi proverbes et dictons du monde, "l’édition de voyage va bien car on a la chance de toucher tout le monde, et on s’en sort plus facilement que d’autres sur des petits tirages". L’ensemble des éditeurs indépendants opte pour des stratégies de "petites collections", toujours plus spécialisées: "Par monts et par vaux" chez Géorama (qui atteint parfois des tirages à 35 000 exemplaires), "L’âme des peuples" chez Nevicata, "Petite philosophie du voyage" chez Transboréal, "Heureux qui comme…" chez Magellan & Cie.

"On est forcément porté par le développement des voyages à l’étranger, et on est collé aux tendances de destinations", estime Didier Labouche, citant par exemple l’engouement touristique sur l’Islande ces cinq dernières années. D’ailleurs, chez Pocket, leader du secteur en 2017 avec 15% du marché en valeur et 26% en nombre d’exemplaires vendus selon GFK, notamment grâce aux ventes de Mike Horn et de Sylvain Tesson, on cherche avant tout à être au plus près des tendances de l’industrie du voyage. L’éditeur de poche met en avant la littérature de montagne avec les livres de Nicolas Vanier ou Vincent Noyoux.

Même les maisons de taille plus modeste ont le sourire. C’est le cas de la revue Bouts du monde, créée par William Mauxion il y a dix ans, et devenue depuis un mook tiré trimestriellement à 3 000 exemplaires et distribué en librairie. Le principe de la publication, qui vient de fêter son 34e numéro: publier les récits et les trésors iconographiques "éclectiques et originaux" que les voyageurs laissent traîner au fond de leurs sacs à dos. "Mais, bien sûr, nous sommes des passionnés qui nous adressons à des passionnés, et nos maisons sont loin des tirages d’un Sylvain Tesson, précise Marc Wiltz. Comme dans beaucoup de domaines, il y a une opposition évidente entre éditeurs spécialisés et les grandes maisons généralistes."

Imprégnation

Chez ces dernières, si beaucoup avaient par le passé des collections spécialisées sur le voyage, la plupart intègrent maintenant ce type d’ouvrages dans leur catalogue, presque inconsciemment. Le voyage n’est plus un objet propre à éditer, mais imprègne à présent toutes les œuvres, avec le même succès. "Le genre a encore toute sa place mais se diffuse maintenant plus largement dans la littérature générale", d’après Michel Le Bris qui au cours de sa carrière d’éditeur est passé chez Grasset, Flammarion, Hoëbeke ou encore Phébus.

Imaginée en 1979 par François Maspero, la collection de poche "La découverte" en est l’un des exemples les plus frappants. Rassemblant des récits de voyage qui ont rencontré de vifs succès, de Jacques Cartier à Louis-Antoine de Bougainville en passant par Ibn Battûta, la collection a d’ailleurs donné son nom à la maison d’édition quand Maspero s’en est séparé, maison qui est désormais complètement généraliste. Aujourd’hui, La Découverte exploite toujours les droits d’un des plus grands best-sellers du genre: L’usage du monde de Nicolas Bouvier (voir meilleures ventes p. 52). Elle réédite aussi ses classiques du genre en version poche, et continue de publier de nouveaux récits de voyage chaque année. Le dernier en date, Là où se mêlent les eaux : des Balkans au Caucase, dans l’Europe des confins par Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin, est prévu pour le 16 mai.

De la même manière, Arthaud, l’éditeur historique du secteur né à la fin du XIXe siècle à Grenoble, élargit sans cesse son offre. Des prestigieux écrivains voyageurs, alpinistes ou marins qu’il exploite toujours (Henry de Monfreid, Claude Farrère, Eric Tabarly…), l’éditeur développe plus largement son catalogue "aux mouvances voyageuses et à l’appétence vers l’ailleurs", explique Valérie Dumeige, sa directrice éditoriale. Par des ouvrages sur les animaux, la flore, la botanique, mais aussi par la publication d’une littérature "de l’ailleurs", "nous évoluons naturellement, et la frontière s’estompe entre littérature de voyage et inspiration venue d’ailleurs", poursuit l’éditrice, qui prévoit la publication à la rentrée du roman de la Cubaine Zoé Valdés.

Même stratégie chez Actes Sud, qui avait créé une première collection de littérature de voyage dans les années 1980-1990, en partenariat avec le tour-opérateur Terres d’aventure. A cette même époque, plusieurs collections orientées vers ce thème voient le jour chez les grands éditeurs, Albin Michel et Gallimard en tête. "Contrairement à aujourd’hui, le succès d’un livre était à l’époque totalement lié à l’attractivité d’un lieu. Si vous éditiez un ouvrage concernant le Tibet, c’était le carton assuré. Si vous faisiez un livre de voyage sur la Roumanie, vous étiez sûr de faire un flop", explique Bertrand Py, qui a publié par exemple le 2 mai les récits de l’ethnologue Jean-Yves Loude, Un cargo pour les Açores. "Aujourd’hui, dans les grandes maisons françaises, ces collections complètement dédiées au voyage n’existent pratiquement plus en tant que démarches éditoriales volontaires, poursuit le directeur éditorial d’Actes Sud. Elles n’ont plus vraiment de sens".

En cause de ce changement de stratégie éditoriale, les éditeurs parlent aussi d’un changement de métabolisme de la littérature française, qui se nourrit beaucoup plus de la littérature étrangère. "Dans les années 1990, la littérature française a enfin arrêté de se regarder le nombril et s’est tournée vers l’extérieur", explique Michel Le Bris. Les publications d’auteurs étrangers et de traductions se sont multipliées. "Regardez la programmation d’Etonnants voyageurs : aujourd’hui, il y a plus d’écrivains que de voyageurs !" lance Bertrand Py. "Alors qu’aux origines, en 1990, le festival était uniquement tourné vers les récits de voyage", ajoute Michel Le Bris. D’après Bertrand Py, un roman comme Boussole de Mathias Enard, lauréat du prix Goncourt 2015, avec ses actions se situant entre Istanbul, Alep et l’Europe, aurait eu sa place dans une collection de voyage il y a encore quelques décennies. "Mais aujourd’hui, je préfère parler de littérature voyageuse plutôt que de littérature de voyage", conclut-il.

La littérature de voyage en chiffres

Les ventes par formats

source: Livres hebdo/GFK - en valeur entre Avril 2017 et mars 2018

Développé principalement, à parts égales, en grand format et en poche, mais aussi en beaux livres, le segment de la littérature de voyage représente sur un an, d’après GFK, des ventes totales de 13,3 millions d’euros en valeur (- 13,4%) pour 1,1 million de volumes vendus (- 10,7%).

Les principaux éditeurs

source: Livres hebdo/GFK - en valeur entre Avril 2017 et mars 2018

Madrigall et Editis s’affirment comme les principaux éditeurs de littérature de voyage, un segment sur lequel Hachette, Actes Sud, Média-Participations et Albin Michel sont également bien implantés.

Au contact du terrain

Appartenant au genre du vécu, de l’expérience et de l’échange, les récits de voyage ont besoin des manifestations littéraires et des librairies pour être mises en avant. Les salons spécialisés se multiplient et les éditeurs montent eux-mêmes des lieux de vente.

" La littérature de voyage est un objet vivant plus qu’un simple bout de papier." Marc Wiltz, Magellan & Cie - Photo OLIVIER DION

Selon Marc Wiltz, directeur des éditions Magellan & Cie, "la littérature de voyage est un objet vivant plus qu’un simple bout de papier". Pour cette raison, elle est peut-être le genre le plus propice à l’échange et au travail éditorial de terrain.

Les manifestations spécialisées sont nombreuses, avec en premier lieu le festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo, qui rassemble chaque année plus de 60 000 visiteurs. Pour sa 29e édition, qui débute le 19 mai, la programmation du festival mettra en avant les Caraïbes, la nouvelle dimension de la francophonie, la question des migrants, ou encore rendra hommage à la "révolution culturelle" de Mai 68. "J’ai toujours voulu monter le festival de l’ailleurs face au nombrilisme", résume Michel Le Bris, son créateur, qui en a fait le festival international de ce qu’il nomme maintenant "la littérature-monde". Pour Didier Labouche, chez Géorama, la manifestation est vitale et a "un gros impact sur les ventes, bien plus qu’en librairie". Il ajoute: "Pour nous, c’est une évidence de faire tous les salons car si l’on joue le jeu de la diffusion-distribution classique, on n’existe pas."

Mais, à côté de la grand-messe annuelle de la cité corsaire, on retrouve une multitude de festivals de qualité: Rendez-vous du carnet de voyage à Clermont-Ferrand, Ancres et encres à Saint-Vaast, près de Cherbourg, les Rencontres du carnet de voyage à Bordeaux, les Automn’halles à Sète, ou encore le plus récent Carnet de voyage en Provence à Lourmarin. Tous les ans, de nouveaux rendez-vous se créent. D’autres sont en gestation.

Lieux de rencontres

"Qui dit parler du monde dit transmettre et échanger", justifie aussi Armand de Saint Sauveur, directeur des éditions Intervalles, qui constate une vraie curiosité du public dans les salons pour cette littérature. "En même temps, les librairies développent de plus en plus ce rayon, de manière plus polyvalente, au-delà du simple guide de voyage." C’est le cas par exemple du magasin spécialisé qu’a ouvert le tour-opérateur Voyageurs du monde à Paris, dans le 2e arrondissement. Installé sur deux étages, il propose guides, cartes, littérature, beaux livres, jeunesse ou encore articles de voyage, le tout classé par zones géographiques plutôt que par genres.

Créer de tels lieux de rencontres est naturellement devenu une évidence pour les éditeurs spécialisés. Comme les librairies de Magellan & Cie, de Transboréal ou d’Intervalles, toutes trois situées à Paris. "On parle, on échange, on s’adresse à des gens formidables tous les jours. Et quatre clients sur cinq partent les bras chargés de livres", lance l’un des libraires. "Le commentaire qui revient est qu’on pourrait passer des heures ici." C’est ainsi qu’ont vu le jour, ces dernières années, La Géothèque à Nantes, la librairie Les Cinq Continents à Montpellier, ou bien encore Le Chenal à Porspoder (Finistère), un lieu de vie hybride mêlant librairie, restaurant, salle de concert et salon de thé face à l’île d’Ouessant, le regard tourné vers l’océan.

Meilleures ventes: le temps des baroudeurs

Les aventuriers ont la cote. Avec un livre sur deux dans les 20 meilleures ventes d’avril 2017 à mars 2018, le baroudeur Sylvain Tesson et l’explorateur sud-africain Mike Horn dominent très largement le Top 50 GFK/Livres Hebdo. Les deux hommes se paient même le luxe d’occuper les sept premières places du classement, dans des éditions de poche publiées par Pocket pour l’un, et par Folio pour l’autre. Parmi leurs titres phares, beaucoup de carnets de voyage: Dans les forêts de Sibérie : février-juillet 2010 (Folio), Latitude zéro : 40 000 km pour partir à la rencontre du monde (Pocket).

Autre tendance marquante: la littérature de montagne se distingue. Outre la meilleure vente de l’année dernière, Vouloir toucher les étoiles de Mike Horn (Pocket), on retrouve en bonne position L’ascension du mont Blanc de Ludovic Escande (Allary), La légende des montagnes qui naviguent : récit de Paolo Rumiz (Arthaud) ou encore Un tocard sur le toit du monde de Nadir Dendoune chez Pocket, qui bénéficie des bonnes performances de son adaptation cinématographique (L’ascension, de Ludovic Bernard, avec Ahmed Sylla et Alice Belaïdi).

Enfin, quelques indémodables restent, malgré leurs longues carrières éditoriales, dans le Top 20. C’est le cas de L’usage du monde de Nicolas Bouvier, publié initialement en 1963, mais aussi d’Into the wild : voyage au bout de la solitude (10/18) de Jon Krakauer.


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