"Eddy Bellegueule" deviendra un film | Livres Hebdo

Par Pierre Georges, le 22.08.2016 à 16h38 (mis à jour le 22.08.2016 à 17h00) Adaptation

"Eddy Bellegueule" deviendra un film

Edouard Louis. - Photo OLIVIER DION

Le tournage de l'adaptation du premier roman d'Edouard Louis a débuté cet été dans les Vosges.

Succès éditorial de l'année 2014, En finir avec Eddy Bellegueule d'Edouard Louis, paru au Seuil puis chez Points et écoulé au total à environ 300 000 exemplaires (GFK), va devenir un film. Le tournage de cette libre adaptation, qui devrait s'intituler Marvin, a débuté le 2 août à Xertigny, dans les Vosges, sous la direction de la réalisatrice franco-luxembourgeoise Anne Fontaine (Nettoyage à sec, Les innocentes, Perfect mother).

Si le rôle d'Eddy Bellegueule à l'âge adulte sera tenu par Finnegan Oldfield, César de l'espoir masculin en 2016 pour le rôle de Kid dans Les Cowboys, le héros enfant et adolescent sera joué par Jules, jeune collégien de 15 ans, d'après Le Parisien daté du 22 août. Le jeune homme, sélectionné sur casting, y raconte sa première expérience d'acteur : "Marvin est persécuté à l'école. Il vit dans la peur de ses bourreaux qui le frappent dans les couloirs. Il se fait traiter de pédé, alors qu'il ne sait même ce que c'est. Je n'ai jamais été témoin de ce genre de situation, mais je sais que dans tous les collèges, il y a des élèves qui s'en prennent aux autres."

Grégory Gadebois, la Belge Catherine Salée ou encore Vincent Macaigne, dans le rôle du directeur du théâtre qui va faire découvrir la littérature au jeune Marvin, figurent également au casting. 

En finir avec Eddy Bellegueule, roman autobiographique et revendiqué comme tel, raconte l'enfance du jeune Edouard Louis, élevé dans une famille ouvrière dans un village picard. Jusqu'à son départ pour le lycée, à Amiens, il y subit la violence de ses camarades et de ses parents, qui le jugent trop efféminé. "Mon obsession, c'était d'écrire la vérité", expliquait l'auteur à Livres Hebdo dans un entretien en décembre 2015, à l'occasion de la parution de son deuxième roman Histoire de la violence. Il revenait alors sur En finir avec Eddy Bellegueule et déclarait que "dans ce livre (...), il n'y a pas une ligne de fiction. Je voulais donner la parole à ce monde d'où je viens, avec ce réflexe de la domination des dominés, et la violence qu'il engendre". 
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