Déménagement

Editis en son QG

Michèle Benbunan, directrice générale d'Editis. - Photo OLIVIER DION

Editis en son QG

Investi le 6 janvier par 1 200 salariés, le nouveau siège du groupe d'édition de Vivendi, à quelques dizaines de mètres de la Bibliothèque nationale de France, rassemble l'essentiel de ses activités éditoriales, y compris la branche Education et référence. _ par

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Par Claude Combet,
Créé le 03.01.2020 à 00h00,
Mis à jour le 02.01.2020 à 21h02

Lundi 6 janvier, 1 200 collaborateurs d'Editis pousseront les portes de son nouvel immeuble. Au 92, avenue de France, il porte la signature du groupe : « Editer est une invention permanente ». Dans le 13e arrondissement de Paris comme son QG précédent de la place d'Italie, mais cette fois près de la Bibliothèque nationale de France, des locaux de Flammarion et de Casterman ainsi que du nouveau siège du Monde, il ne sera pas très éloigné non plus de la diffusion Interforum, basée à Ivry. En permettant à la branche édition de Vivendi de rassembler pour la première fois la quasi-totalité de ces activités éditoriales, ce déménagement, annoncé dès janvier 2018 par Pierre Conte, alors directeur général du groupe, ouvre, selon sa successeuse Michèle Benbunan, « un nouveau chapitre pour Editis ».

Le nouveau siège du groupe Editis au 92, avenue de France, à Paris. Aménagé par le cabinet High Graph Serge Berndt, il réunira les salariés de 42 maisons, les services associés et la direction générale sur 22 000 m2. - Photo OLIVIER DION

22 000 m2

L'installation du groupe au 92, avenue de France, dans un bâtiment moderne auparavant occupé par la SNCF, « permet à 42 de nos maisons d'être réunies dans un même lieu pour collaborer de façon plus ouverte et plus agile, précise à Livres Hebdo la directrice générale d'Editis. Cette nouvelle adresse facilitera également nos échanges avec nos équipes de diffusion situées à proximité. »

Si l'hôtel particulier de la rue Garancière, siège des Presses de la Cité jusqu'en 1989, est bien loin, le deuxième groupe d'édition français avait déjà réuni au fil du temps nombre de ses maisons place d'Italie, dans l'immeuble de verre au-dessus du centre commercial Italie 2. Mais pas toutes, et notamment pas sa branche Éducation et référence.

Le nouveau siège, qui sera officiellement inauguré en février, réunira, avec les salariés de 42 maisons, les services associés et la direction générale sur 22 000 m2 aménagés par le cabinet High Graph Serge Berndt, qui a notamment travaillé sur les locaux d'Universal Music France et le campus Vivendi. L'aménagement a été conçu avec des open spaces à chaque étage et des espaces modulaires « mis à la disposition des maisons et des partenaires d'Editis pour organiser des événements auteurs, des lancements, des réunions avec les libraires et partenaires, des conférences ».

Déménagement par étapes

Lundi 6 janvier, comme les classes lors des rentrées scolaires, les maisons se succéderont par créneau horaire pour investir les étages, dont le groupe n'a pas communiqué la répartition : Edi8 (404, Gründ, Hors collection, Les Escales, Les livres du dragon d'or, Lonely Planet, Poulpe Fictions, Slalom, Solar, Tana, First, Pour les nuls) ; Place des éditeurs (Belfond, Presses de la cité, Perrin, Plon, Omnibus) ; Laffont (Laffont, NiL, Seghers, Séguier, Julliard) ; Univers Poche (Pocket, 10/18, Fleuve Editions, 12-21, Kurokawa, Lizzie, PKJ) ; Le Cherche-Midi ; Editis Education et Référence (Bordas, Clé international, Le Robert, Nathan, Syros, L'agrume, Retz, Daesign), qui étaient précédemment près du stade Charlety ; ainsi que les maisons récemment acquises par le groupe : Télémaque, L'Archipel, MDI. Les éditions Héloïse d'Ormesson les rejoindront en février. Seules La Découverte, rue Abel Hovelacque (13e arrondissement), XO-Oh, dans la Tour Montparnasse (15e arrondissement) et Sonatine, rue Washington (8e arrondissement) conservent leurs locaux actuels. Le groupe entend les intégrer dans un second temps, « quand les contraintes de place auront été réglées ».

Le déménagement ne va pas sans grincements de dents. Les salariés ont fait leurs cartons avant de partir, pour la plupart, en congé du 20 décembre au 5 janvier. Ils se sont inquiétés des aménagements : travail en open space, casques téléphoniques au lieu des téléphones fixes, manque d'étagères pour les livres. Le groupe avait anticipé en s'appuyant sur un comité interne représentant les salariés. Il répond aussi par « des espaces de travail adaptés à tous les besoins pour un travail nomade (cocons, salles de 3 à 30 personnes), un espace de détente à chaque étage, des salles de réunion équipées d'écran pour la visioconférence ». Il veut aussi mettre l'accent sur la bibliothèque à l'entrée, la salle de sport et le restaurant biologique, et sur la conception écoresponsable du bâtiment.

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