En Belgique, le marché du livre de langue française recule

L'application de Filigranes ©DR

En Belgique, le marché du livre de langue française recule

Alors que la Foire du livre de Bruxelles ouvre ses portes mercredi 5 mars, une étude met en lumière une érosion du marché du livre de langue française en Belgique pour l’année 2006.

Par Catherine Andreucci
avec ca Créé le 15.04.2015 à 19h12

Le marché du livre de langue française est en petite forme en Belgique.

L’étude du service de la promotion des lettres du ministère de la Communauté française de Belgique, réalisée par Cairn (ex-Lentic, Laboratoire d’études sur les nouvelles technologies de l’information, la communication et les industries culturelles, de l’université de Liège), met en évidence en 2006 son érosion progressive.

En 2006, il s’est élevé à 253 millions d’euros, en euros courants (prix public recommandé, hors taxes), soit une croissance de 0,8 % par rapport à 2005.

Mais, note l’étude, son rythme de croissance est « désormais moindre que celui de la consommation de l’ensemble des biens et services ».

 De plus, « exprimé en euros constants – après neutralisation de l’inflation –, le marché du livre aurait régressé de près de 2% au cours des deux dernières année s», s’établissant en 2006 à 216 millions d’euros (en euros constants).

Dans ce marché qui dépend à 70 % des importations, essentiellement en provenance de France,  « l’année 2006 semble avoir été marquée par un arrêt du recul de la part relative des ouvrages édités par les maisons belges. Alors que, de 1998 à 2005, cette part était tombée de 33 % à 28 %, celle-ci serait remontée à 30 % en 2006 ».

 Parmi les secteurs les plus dynamiques, l’étude relève les produits mixtes, type livre audio (+11,6 %), le scolaire et parascolaire (+9,3 %), les sciences humaines (+9,3 %), les beaux livres et livres pratiques (1,4 %), et les livres jeunesse (+1 %).

En revanche, les dictionnaires et encyclopédies sont en net recul (-20,4 %) de même que les livres scientifiques, techniques, médicaux (-12,1 %). La BD accuse le coup (-3,1 %). Le poche et la littérature générale sont relativement stables.

La version intégrale de l’étude sera mise en ligne sur le site http://www.promotiondeslettres.cfwb.be/documents/etudesext/marche2006.html

15.04 2015

Les dernières
actualités